
Domaine de la COMBE AU LOUP
(CHIROUBLES)Earl Méziat Père et Fils
Au Bourg
69115 Chiroubles
Téléphone :04 74 04 24 02
Télécopie : 04 74 69 14 07
Email : david.meziat@libertysurf.fr
Site : www.meziat.com
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samedi 27 mars 2010
Par Patrick DUSSERT le samedi 27 mars 2010, 17:45

samedi 13 mars 2010
Par Patrick DUSSERT le samedi 13 mars 2010, 20:55
J’ai débuté mon
métier dans le Muscadet, il y a
trente ans, je connais bien cette région, j’aime les vins que l’on y produit,
de Nantes à Sancerre. Il faut
dire que l’on trouve des vins à un rapport qualité-prix formidable : un
Saumur-Champigny à 10 € ou un Sancerre à 12 € avec des typicités
exceptionnelles issus de terroirs uniques। Qui n’a pas goûté l’expression
du Sauvignon à Sancerre ou à Pouilly ne connaît
rien au potentiel réel de ce cépage, qui ferait pâlir d’envie un bon nombre de
producteurs d’autres régions et pays, où manque ce que l’on trouve ici : la
minéralité !
- Dans le Pays Nivernais, les vins possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres. Il suffit de goûter un Sancerre Les Belles Dames et un autre Les Romains, un Quincy ou un Pouilly-Fumé “silex” pour s’en assurer. Cela fait donc du bien de “sentir” la puissance des terroirs et permet de renvoyer au jardin d’enfants les nouveaux vins qui poussent partout et les producteurs qui croient encore qu’il suffit de planter un cépage pour obtenir un grand vin… Comment ne pas succomber sous le charme et la race des vins des Natter, Brock, Gitton, Teiller, Pabiot ou Malbète, les Sancerre des Thomas ou Roger, lesPouilly-Fumé des Champeau, Coulbois, Landrat-Guyollot, Barrillot, Blanchet ou Bonnard ? Il y a aussi Les Caves de Pouilly-sur-Loire (beau Pouilly-Fumé Tonelum Vieilles Vignes 2006, fort bien élevé en fûts de chêne, typé, complexe, tout en persistance aromatique, alliant finesse et nervosité, aux notes de noisette et de fleur blanche, très agréable en finale, à ouvrir sur des lasagnes au saumon.)
Il y a bien entendu des excès dans la région, en rendements comme en prix, et il faut donc choisir les vignerons simples et fiers qui s’attachent à élever quelques-uns des plus grands vins blancs secs de France. À Sancerre comme à Pouilly, à Menetou-Salon ou à Quincy, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée. Le cépage Sauvignon sait en effet se marier parfaitement avec ces sols de silex, d’argiles ou de marnes, et produit, selon chaque millésime, une typicité propre. Un bon nombre de propriétaires sont présents dans ce Guide depuis longtemps, ce qui prouve leur régularité qualitative, et leur place dans mon Classement est la confirmation de leur talent.
Ces vignobles ont bien évolué en continuant à produire d’excellents vins sans trop modifier leur ligne de conduite. Cela prouve que l’on peut se développer sans se laisser influencer par des conseils extérieurs qui tendent à vouloir tout bouleverser.
- En Anjou-Saumur, j’aime retrouver ces hommes et ces femmes qui s’attachent à défendre leur personnalité. Peu d’autres vins peuvent “copier” les meilleurs crus de la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici, dans cette région où il fait bon s’octroyer quelques étapes gourmandes et historiques. De Champigny à Beaulieu-sur-Layon, du Puy-Notre-Dame à Parnay, la région est riche en terroirs et en saveurs, avec des blancs secs très agréables, des rouges puissants et colorés, au nez de violette comme ceux de Saumur-Champigny qui ont pour fers de lance le Château de Targé, Domaine de la Petite Chapelle, le Clos des Cordeliers, le Domaine de la Guilloterie, leDomaine des Amandiers). Superbes liquoreux (Coteaux-du-Layon du Domaine d'Ambinos, exceptionnel Bonnezeaux de Jacques Beaujeau, au Château La Varière), qui atteignent régulièrement les sommets depuis plusieurs années, et peuvent inquiéter d’autres vins liquoreux qui auraient tendance à s’endormir sur leurs lauriers, beaucoup plus chers et beaucoup plus renommés, du coin comme de l'Alsace ou de Bordeaux.
En blancs secs comme en rouges, le Domaine de la Paleine (le Saumur blanc Domaine Molto Vivace 2006 est une très belle réussite, frais, fruité, associe rondeur et finesse, de bouche intense où dominent les agrumes et les fruits secs, tout en persistance aromatique, d’une belle longueur) et le Château de Beauregard (goûtez son superbe Saumur rouge cuvée Nathalie 2005, de couleur pourpre, est riche au nez comme en bouche, tout en finesse, charmeur, avec des tanins soyeux, au bouquet subtil et ample (violette, pruneau), un vin de bouche très équilibrée, de garde) et le Domaine des Moines ou l'Anjou du Domaine des Trottières.
Les Crémants de Loire (et Saumur), du brut au demi-sec, bénéficient d’un rapport qualité-prix-plaisir réel. Leur élaboration est soumise à des règles strictes. Le rendement de base est de 50 hl/ha soit 7 500 kg de vendanges. Les vendanges manuelles, le pressurage soigné, l’art des assemblages et une seconde fermentation de 1 an au moins (qui peut atteindre 18 mois) en bouteilles dans les caves de tuffeau leur confèrent une fine mousse et des arômes délicats qui varient selon les terroirs. Mon ami Patrice Monmousseau (Bouvet) tire toujours toute la région vers le haut, notamment avec cet exceptionnel Saumur brut blanc Saphir Vintage 2005, de belle couleur jaune ambré, avec ces reflets verts typiques, finement bouqueté, ample, à la mousse élégante, un vin très bien élevé, généreux et distingué, comme nous les aimons, de mousse persistante, très fruité, une cuvée d’une belle complexité aromatique (brioche, pêche).
En fait, je trouve que les meilleurs vins ont le même goût qu’avant, les vins sont mieux faits, c’est une évidence, mais, ce sont les mêmes vins que dans les années1980. C’est d’abord le signe d’une fidélité des hommes à leur spécificité. Et puis, les propriétaires de la région sont en contacts fréquents et directs avec les consommateurs qui circulent sur leurs routes très touristiques, et l’on n’est pas loin non plus de la capitale.
- En Touraine, même analyse. Géologiquement, la Touraine appartient au Bassin parisien : au cours des ères géologiques, cette grande cuvette a été comblée par des sédiments marins ou continentaux qui se sont transformés en couches de roches sédimentaires. D’une parcelle à l’autre, on passe de zones argilo-sableuses à des zones sablo-argileuses, de terres argilo-calcaires à des terres de sable, d’argile et de silex. Dans ce vignoble, la typicité s’associe à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Le plaisir des arômes, le fruité des rouges, la fraîcheur des blancs secs, la suavité des moelleux… tout concourt au plaisir du vin. On le voit bien (confer cette Sélection) chez mon ami Henri Marionnet, fidèle à lui-même (savoureux Touraine cuvée Les Cépages Oubliés Gamay de Bouze 2005, de teinte rubis, au nez où dominent la mûre, la fraise et l’humus, corsé et d’une belle élégance à la fois, avec des notes de violette et des tanins mûrs), comme chezJean-Christophe Mandard, Anne-Cécile Roy, au Domaine du Charbonnier ou au Domaine de la Chaise... Châteaumeillant n'est pas loin, et l'on peut faire une halte au Domaine Chaillot.
En rouge, trois autres appellations sortent du lot : Chinon, bien sûr, où la race rejoint une vraie typicité (les grandes valeurs étant Couly, Paul Buisse (Chinon L’Exceptionnel de Paul Buisse 2006, Cabernet franc, vinifié avec une cuvaison de 3 semaines, un vin de robe intense, charpenté, parfumé, aux notes de fruits cuits (prune, groseille, griotte), tout en bouche, riche, de très belle évolution), Domaine Gouron, Logis de la Bouchardière, Domaine de la Chapelle, Dozon, bien sûr), puis Bourgueil (Les Pins) et Saint-Nicolas-de-Bourgueil (Jarnoterie, Clos des Quarterons, Clos du Vigneau), où l’on se rend aussi bien compte de l’expression de ces terroirs de tuffeau et de graviers. La race du Cabernet franc s’exprime parfaitement sur ces terroirs variés d’argile ou de silex, où le tuffeau croise les Perruches ou les Aubuis. Les moelleux sont superbes, en Montlouis (Leblois) comme à Vouvray, où les sensations gustatives sont exacerbées grâce à ces grands vins racés, denses, veloutés, comme ceux de la famille Dumange, au Clos de l'Épinay ou du Château de Valmer (profitez-en pour admirer les jardins, labellisés “Jardin Remarquable” par le ministre de la Culture en 2004, le potager conservatoire de légumes anciens et la chapelle troglodytique de 1524), suivis par ceux deLionel Gauthier-Lhomme ou de la famille Aubert.
- En Pays Nantais, je suis attaché à ces propriétaires du Muscadet qui respectent la fraîcheur. On peur citer Robert Chéreau, Michel Morilleau, Jean-Michel et Laurent Poiron, Yves Provost, Jean Dabin, Tourlaudière, Elget, Pourtant, certains vins sont sans nervosité, issus de vendanges et de vinifications appropriées, un “style” de Muscadet qui sent les parfums exotiques. Il en est de même pour les vins provenant de raisins “passerillés”, aux “vendanges tardives”, aux élevages en fûts neufs qui n’ont rien à voir avec la grande tradition des vins de Nantes et ne font que les dépersonnaliser un peu plus.
La typicité est notamment liée à la mise en bouteilles sur lie, qui consiste à laisser les vins reposer sur leur lie durant 4 ou 5 mois après leur fermentation jusqu’à leur embouteillage. Elle permet de protéger le vin de l’oxydation et lui confère une fraîcheur et un perlant caractéristique, grâce à une présence importante de gaz carbonique (un Muscadet sur lie en contient deux fois plus qu’un Muscadet). La spécificité existe bien car le sous-sol est composé de roches de l’ère primaire, et se particularise par un système complexe de failles et un métamorphisme poussé. On y trouve en majorité des roches mères éruptives (35% de gneiss, micaschistes, éclogites, amphibolites et prasinites). Cette diversité induit des différences notables de précocité et de rendement. Les vins récoltés sur schistes, micaschistes, gneiss du bassin versant de la Loire et du marais de Goulaine sont généralement précoces et tendres. On les trouve, entre autres, sur les communes du Landreau, du Loroux-Bottereau, de Haute-Goulaine, et certaines communes des coteaux de la Loire. Les vins récoltés sur le secteur est du vignoble (Vallet, Mouzillon, Georges, Corcoué sur Logne…) et issus de terrains de gabbros et de roches vertes, sont plus tardifs.
Ceux qui comptent sont, bien sûr, dans mes Classements, en rouges comme en blancs.
dimanche 7 juin 2009
Par Patrick DUSSERT le dimanche 7 juin 2009, 18:05
Château d'ARDENNES(GRAVES)François Dubrey 33720 Illats Téléphone :05 56 62 53 80 et 06 08 99 27 95 Télécopie : 05 56 62 43 67 Email : contact@chateau-ardennes.com Site : www.chateau-ardennes.com Une place de très haut
niveau dans le Classement 2009 pour ce Graves rouge 2006, issu de vignes
traitées sans produits chimiques, riche en couleur, harmonieux, au nez de
petits fruits rouges caractéristiques (pruneau, cerise noire), dense et
velouté, de bouche complexe. Beau 2005, de belle couleur pourpre, aux tanins
fermes et soyeux à la fois, de bouche corsée, un vin charpenté, très
classique.
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Château BICHON-CASSIGNOLS(GRAVES)Marie et Jean-François Lespinasse 50, avenue Capdeville 33650 La Brède Téléphone :05 56 20 28 20 Télécopie : 05 56 20 20 08 Email : bichon.cassignols@wanadoo.fr Site : www.bichonvins.com Une exploitation familiale
de 12 ha où l’on applique une agriculture raisonnée. Remarquable Graves rouge
2005 (55% Merlot et 45% Cabernet-Sauvignon), tout en bouche, très équilibré, au
nez de cerise, d'épices et d’humus, riche en couleur comme en matière, de
charpente très élégante. Séduisant Graves blanc, 60% Sémillon et 40% Sauvignon,
floral, frais et puissant à la fois, d’une très bonne persistance aromatique,
très bien vinifié.
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Château La BLANCHERIE(GRAVES)Françoise Coussié-Giraud 33650 La Brède Téléphone :05 56 20 20 39 Télécopie : 05 56 20 35 01 Email : contact@chateau-la-blancherie.com Site : www.chateau-la-blancherie.com Une propriété de 22 ha de
vignes. Vous y apprécierez son Graves La Blancherie-Peyret rouge 2006
(Cabernet-Sauvignon et Merlot), très coloré, au nez subtil, avec ces notes
persistantes de fumé, de cerise mûre et d’épices, aux tanins puissants mais
très fins, un vin complet et prometteur. Le 2005 est d’une belle structure
tannique et d’une grande expression aromatique avec ce goût légèrement fumé, de
bouche suave et veloutée, d’excellente évolution. Le 2004 est de bouche fondue
et parfumée, intense, au nez complexe, gras, de bonne charpente. Joli Graves
blanc sec 2006, suave, un vin très bien vinifié, avec des notes subtiles
d’abricot confit et de fruits secs, au nez délicat (fleurs blanches, miel),
tout en finesse aromatique, très charmeur.
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Château BRONDELLE(GRAVES)Jean-Noël Belloc 33210 Langon Téléphone :05 56 62 38 14 Télécopie : 05 56 62 23 14 Email : chateau.brondelle@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/chateaubrondelle Jean-Noël Belloc peut être
fier de son Château Brondelle rouge 2006, de couleur profonde, de bouche fondue
et parfumée, tout en finesse, aux tanins amples et savoureux, légèrement épicé
comme il se doit, très réussi. Le 2005, intense en couleur comme en arômes, aux
tanins présents, avec ces notes de mûre et de griotte, est un vin riche et
généreux, de bonne garde. Le Brondelle blanc 2006, est fort bien équilibré,
ample et dense, avec ces notes de fleurs blanches et de noix fraîche qui
associe richesse aromatique et persistance. Son Bordeaux Supérieur Bras
d’Argent 2006 est d’une belle expression aromatique, avec une attaque soyeuse,
une bouche riche et charnue, très fruité et rond. Savoureux Graves rouge cuvée
Damien (60% Cabernet-Sauvignon et 40% Merlot, un vin issu des meilleures
parcelles), riche en couleur, charnu, aux notes de cassis, de sous-bois et de
réglisse, bien charpenté.
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Château CHANTEGRIVE(GRAVES)Sas des vignobles Lévèque Domaine de Chantegrive BP 14 33720 Podensac Téléphone :05 56 27 17 38 Télécopie : 05 56 27 29 42 Email : chateauchantegrive@vinsdusiecle.com Site : www.vinsdusiecle.com/chateauchantegrive Site : www.chantegrive.com Au sommet. Un grand et
beau vignoble, qui s’étend sur 95 ha, constitué de 40% de cépages blancs et de
60% de cépages rouges. À noter, la création d’une cuvée Henri Lévêque, en son
hommage, et pour fêter les 40 ans de Chantegrive à partir de 2007. Vous
apprécierez comme nous ce Chantegrive rouge 2006, puissant, structuré, très
élégant, de bouche ample, tout en arômes, avec des tanins riches et veloutés à
la fois, aux connotations de mûre et d’épices, de belle évolution. Le 2005 est
charpenté et charnu, de bouche ample, aux nuances de cassis et d’épices, aux
tanins harmonieux mais structurés à la fois, un vin de bouche soyeuse, d’une
belle persistance aromatique, de couleur profonde, de garde. Le 2004 est de
robe rubis intense, au nez où dominent la groseille et les épices, tout en
complexité aromatique, un vin qui allie richesse et harmonie. Le Chantegrive
blanc 2007, qui allie finesse et persistance, de bouche riche et distinguée aux
nuances d’agrumes et d’amande grillée, est très agréable. Excellent 2006, où
s’entremêlent des notes d’amande, de pêche et de bruyère, un vin harmonieux en
bouche. Superbe, leur blanc Caroline, un vin puissant et racé, avec ces notes
de pomme et de noix fraîche, au nez fleuri, suave et puissant, d’une très belle
persistance aromatique au palais, avec des nuances de pêche et de tilleul, très
équilibré en finale. Beau rapport qualité-prix-plaisir.
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Château GRAND ABORD(GRAVES)Vignobles Dugoua 56, route des Graves, BP 7 33640 Portets Téléphone :05 56 67 50 75 Télécopie : 05 56 67 22 23 Email : dugoua.ph@wanadoo.fr Une propriété de 20 ha
plantés sur un sol de graves et de pierres lisses du tertiaire. On y élève fort
bien ce Graves rouge 2006, de bonne bouche, aux tanins souples mais riches,
dense, d’une belle longueur, très réussi, au nez mariant élégamment les fruits
mûrs et les épices. Le 2005, ample et riche, bien charnu, de bonne base
tannique, tout en nuances aromatiques (épices, fruits mûrs…). Très joli Graves
blanc 2006, floral et rond, d’une très jolie persistance d’arômes, de bouche
ample et finement parfumée. Le Graves rouge cuvée Passion 2005, élevé en fûts
de chêne, est puissant en bouche, charnu, charpenté, avec des arômes intenses
(truffe, cassis, sous-bois) et bien persistants, qui poursuit son
évolution.
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Château des GRAVIÈRES(GRAVES)Vignobles Labuzan Earl 33640 Portets Téléphone :05 56 67 15 70 et 05 56 67 62 33 Télécopie : 05 56 67 07 50 Email : vignobles-labuzan@wanadoo.fr Très bien classé, et peut
monter. Un excellent Graves rouge Prestige 2006, riche en couleur comme en
arômes, aux notes de sous-bois et de griotte, très bien structuré, fondu, d’un
remarquable équilibre en bouche. Le 2005, de couleur grenat, de bonne
charpente, aux senteurs de fruits macérés, aux tanins structurés, est riche,
bien équilibré. Le 2004 est de belle robe soutenue, de bouche puissante, très
fin, charnu, parfumé (griotte, humus...), un vin ou l’intensité s’allie à la
souplesse, que l’on vous conseille sur un magret de canard.
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Château HAUT-CALENS(GRAVES)Albert, Thierry et Richard Yung 33640 Beautiran Téléphone :05 56 67 05 25 Télécopie : 05 56 67 24 91 Email : vignobles.albertyung@wanadoo.fr À la tête des Deuxièmes
Grands Vin Classés avec leur Graves Château Haut-Calens rouge cuvée Prestige
2006, de couleur pourpre intense, savoureux et élégant, aux tanins mûrs et
denses, un vin très agéable par sa souplesse, tout en bouche, d’une belle
finale. Le 2005 est de couleur brillante, charpenté, élégant, tout en bouche,
aux tanins amples, un vin à la fois riche et souple, très équilibré, au bouquet
intense avec des notes de sous-bois et de cerise cuite, d’excellente garde.
Beau 2004, aux nuances d’humus et de cassis, un vin de bouche complexe et
fondue, qui commence à se goûter parfaitement, de très bonne garde. Le 2003 est
de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, gras et persistant, riche en
arômes (cerise noire, cuir, sous-bois) comme en structure, aux tanins mûrs. Le
Graves Tradition rouge 2006, très réussi, corsé, aux tanins bien présents et
harmonieux, un vin ferme et soyeux à la fois. Excellent Graves Château
Canteloube 2005, charpenté, corsé, de robe soutenue, un vin riche et distingué
en bouche avec des nuances de fruits des bois et de fumé, au nez légèrement
épicé, aux tanins veloutés, de très bonne évolution. Goûtez le Bordeaux
Supérieur Château Croix-de-Calens, à la tête de son appellation.
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Château MAGNEAU(GRAVES)Henri Ardurats 33650 La Brède Téléphone :05 56 20 20 57 Télécopie : 05 56 20 39 95 Email : ardurats@chateau-magneau.com Site : www.chateau-magneau.com Une propriété familiale de
40 ha, où l’on est sensible au respect de l’environnement en travaillant sous
agriculture raisonnée et tout spécialement suivant la démarche Terra Vitis. Le
Graves rouge 2005 est bien charnu, avec des tanins soyeux, un bel équilibre
entre structure et finesse, de robe intense, au nez complexe (cerise, cassis),
de très bonne garde. Le 2004, de belle charpente, allie finesse aromatique à
des tanins amples, au nez où s'entremêlent des notes d’épices et de fruits
rouges macérés. Le Graves blanc cuvée Julien, issu d’un assemblage sélectif,
d’une vinification en barriques, parfumé (pomme, citron, tilleul), associe la
fraîcheur à l’élégance, de robe pâle, brillante et limpide, de bouche
souple.
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Château de MAUVES(GRAVES)Famille Bouche 25, rue François Mauriac 33720 Podensac Téléphone :05 56 27 17 05 Télécopie : 05 56 27 24 19 Email : chateaudemauves@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/chateaudemauves Site : www.chateaudesmauves.fr Classé 1er Grand Vin avec
un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel, associé à une convivialité
exemplaire de la famille Bouche, pour qui leurs clients sont aussi des amis. On
ne peut qu’apprécier ce Graves rouge 2006, de couleur grenat, savoureux en
bouche, concentré, gras et persistant, riche en arômes (cerise noire,
sous-bois) comme en structure, aux tanins mûrs, d’excellente garde. Beau 2005,
classique, parfumé (framboise, mûre), un vin bien charpenté, bien charnu, de
robe soutenue, suave au palais, légèrement épicé en finale, aux tanins fondus,
très charmeur. Le 2004 est très classique, un vin riche, de couleur profonde,
complexe au nez comme en bouche (pruneau, épices), avec des tanins mûrs et bien
fermes à la fois, idéal sur des brochettes d’agneau. Le 2003, très réussi, se
goûte particulièrement bien aujourd’hui, un vin bien charnu, de robe soutenue,
ample en bouche, au nez légèrement épicé, finement tannique. Le Graves blanc
2007 est une réussite, de jolie robe jaune paille, aux nuances de fleurs,
finement poivré, bien équilibré, de bouche ample. Le 2006 est fin et délicat,
de bouche suave et dense, au nez de fleurs et de pamplemousse, un vin savoureux
et séduisant, à ouvrir sur une sole meunière. Excellent Bordeaux rosé, très
fruité, aux arômes de framboise, sec et riche à la fois, à déboucher sur une
grillade comme sur un bouquet du bassin d’Arcachon.
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Château du MAYNE(GRAVES)Jean-Xavier Perromat 33720 Cérons Téléphone :05 56 27 01 13 Télécopie : 05 56 27 22 17 Email : perromat@chateaudecerons.com Site : www.chateaudecerons.com Monte en grade dans le
Classement 2009. Un vignoble de 20 ha. Son Graves rouge 2006, de couleur
intense, ample et parfumé, est un vin puissant et charpenté aux tanins bien
équilibrés, légèrement épicé, de bouche souple. Le 2005, d’un grenat profond,
un vin fin et équilibré, aux notes de cassis et de cerise, est de bouche bien
corsée et parfumée, de belle charpente, harmonieux. Le 2004 est complexe,
alliant une bonne base tannique à une finesse persistante, aux notes où
dominent les épices et l’humus. Le Graves blanc 2006, tout en bouche, sent le
tilleul et le coing, un vin d’une jolie finale, harmonieux et fruité, avec
juste ce qu’il faut d’acidité, très équilibré, gras et nerveux à la fois. Même
propriétaire que le Château de Cérons (voir Liquoreux).
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Château PIRON(GRAVES)Lionel Boyreau 33650 Saint-Morillon Téléphone :05 56 20 25 61 Télécopie : 05 56 78 48 36 Email : muriel.boyreau@chateau-piron.com Domaine situé sur des
pentes graveleuses et argilo-calcaires. On y savoure ce Graves rouge 2006, de
bouche intense, aux arômes de fruits rouges mûrs, de truffe, d’épices et de
sous-bois, un vin ample et corsé, qui mérite un peu de patience. Le 2005
associe concentration aromatique et souplesse en bouche, aux notes de griotte
mûre, coloré, charnu, de bouche soyeuse, très parfumé, classique. Excellent
Graves blanc 2006, aux notes fruitées, de bouche ample où dominent les agrumes
et les petits fruits secs, tout en persistance aromatique, à ouvrir sur des
crevettes.
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Château ROUGEMONT(GRAVES)Dominique Turtaut 50, rue Jean-Cabos 33210 Toulenne Téléphone :05 56 63 19 06 Télécopie : 05 56 76 22 74 Email : chateaurougemont@yahoo.fr Valeur sûre avec son
Graves rouge 2006, de belle couleur, parfumé, aux notes de sous-bois et de
griotte, très bien structuré, fondu, au nez subtil, de très bonne bouche. Le
2005, aux senteurs de fruits rouges et d’humus, velouté, aux tanins puissants
et souples à la fois, est un vin de belle couleur pourpre, bien charpenté,
ample, de garde. Excellent Graves Supérieur blanc 2006, de robe jaune clair,
complexe avec ces notes de poire et de lys, puissant et bouqueté, séduisant par
sa structure et sa persistance d’arômes.
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Château SAINT-AGRÈVES(GRAVES)Earl Landry 17, rue Joachim-de-Chalup Lieu dit Artigues 33720 Landiras Téléphone :05 56 62 50 85 Télécopie : 05 56 62 42 49 Email : saint-agreves@orange.fr Très bien classé avec ce
Graves rouge 2006, bien coloré, un vin qui allie charpente et souplesse, avec
des tanins ronds, très parfumé, avec ce nez où domine le pruneau, un vin tout
en harmonie, à ouvrir sur une entrecôte aux sarments de vigne. Le 2005,
médailles de Bronze au Concours des Vignerons Indépendants 2007 ainsi qu’au
Concours de Bordeaux vins d’Aquitaine, de couleur intense aux reflets noirs,
aux arômes de fruits rouges, d’épices, avec des tanins bien enrobés, est un vin
riche et généreux, d’une belle finale aromatique. Excellent 2004, de robe
soutenue, bien charnu, savoureux, aux notes de groseille et d’humus bien
caractéristiques, de bonne évolution. Tout en nuances, le Graves blanc 2006 est
d’une belle persistance aromatique, vif, avec des senteurs très fines et
rafraîchissantes d’agrumes, de menthe, de chèvrefeuille, de bouche ample avec
une longue finale.
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Château TOURTEAU-CHOLLET(GRAVES)Maxime Bontoux 3, chemin de Chollet - BP 18 33640 Arbanats Téléphone :05 56 67 47 78 Télécopie : 05 56 67 40 09 Email : tourteauchollet@wanadoo.fr Au sommet dans le
Classement 2009, grâce à un réel rapport qualité-prix-plaisir, ce qui vient
également récompenser la passion et le dynamisme de Maxime Bontoux. Domaine
sous agriculture raisonnée. Un vrai coup de cœur pour ce Graves rouge 2006 (55%
Cabernet-Sauvignon, 45% Merlot), d’un beau rouge profond, ample et structuré,
riche en fruits (griotte, mûre), de belle rondeur, tout en finesse tannique,
très parfumé au palais, vraiment remarquable. Le 2005 est riche en couleur
comme en matière, avec ces notes de fraise des bois surmûrie, intense au nez
comme en bouche avec des nuances de petits fruits noirs et de truffe, un vin
bien corsé mais très fin, de bouche puissante, de garde. Le 2004 est
remarquable, de robe soutenue et brillante, dense et corsé, aux notes fruitées,
épicées, avec une belle fraîcheur représentative du millésime, un vin charnu et
charpenté, de bonne garde bien sûr. Le 2003 est structuré, bien charnu, ample
en bouche, aux nuances de cassis et de poivre, aux tanins fondus mais
structurés à la fois. Le Graves blanc 2006, (90% Sauvignon blanc, 10% Sémillon,
élevage 100% bois neuf), Trophée Prestige au Concours International des
Citadelles du Vin 2007, de belle couleur jaune pâle, avec un nez d’agrumes,
très bien équilibré en bouche avec des nuances toastées, est un vin très
expressif, puissant et d’une longue finale. Savoureux 2005, aux arômes fins et
délicats, de robe d’un bel aspect jaune et or, de bouche friande et fruitée,
c’est un vin puissant au nez comme en bouche. Le 2004, au nez de petits fruits,
ferme et suave, très équilibré, richement bouqueté, est un très joli vin.
Nombreuses récompenses obtenues et un beau rapport
qualité-prix-typicité.
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Château le TUQUET(GRAVES)Paul Ragon 33640 Beautiran Téléphone :05 56 20 21 23 Télécopie : 05 56 20 21 83 Email : chateauletuquet@vinsdusiecle.com Site : www.vinsdusiecle.com/chateauletuquet Classé 1er Grand Vin
également avec ce Graves rouge 2006, de couleur pourpre, tout en bouche, souple
avec une attaque fruitée de petits fruits rouges, un vin très rond avec des
tanins très soyeux, très “sur le fruit”, bien équilibré. Le 2005, charnu comme
on les aime, gras, bien structuré, est complexe, avec ces connotations épicées,
alliant une bonne base tannique à une finesse persistante, de bouche fondue et
parfumée. Remarquable 2004, riche en couleur, au nez de cassis et de poivre,
ample en bouche grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, tout en
finesse mais corsé, intense, un vin d’excellente évolution et d’une bonne
longueur. Le 2003 est généreux, ferme, à dominante de mûre et de cannelle, de
belle robe pourpre, aux tanins présents qui commencent à se fondre, parfait sur
un magret de canard, de garde. Excellent 2002, mêlant une finesse tannique à
une rondeur en bouche persistante, avec ces notes de fraise des bois surmûrie.
Très joli Graves blanc cuvée Spéciale, bien typé par son Sémillon (95%), de
robe brillante et limpide, au nez complexe d’agrumes, de rose et d’acacia,
d’une belle ampleur.
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mercredi 7 janvier 2009
Par Patrick DUSSERT le mercredi 7 janvier 2009, 19:40
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dimanche 9 novembre 2008
Par Patrick DUSSERT le dimanche 9 novembre 2008, 09:45
Domaine Jean-Paul BALLAND(SANCERRE)M. et Mme Balland 10, chemin de Marloup 18300 Bué Téléphone :02 48 54 07 29 Télécopie : 02 48 54 20 94 Email : balland@balland.com Ou : www.balland.com Belle valeur sûre. Un
domaine familial (8 générations) de 24 ha de vignes. Vous aimerez comme nous ce
Sancerre blanc Grande cuvée 2005, issu de vieilles vignes et élevé en partie en
fûts de chêne neufs (40%), tout en fruits, très rond en bouche, structuré et
parfumé, au nez subtil, ample et persistant, vraiment racé et distingué. Le
Sancerre rouge 2006 (terroir argilo-calcaire) est de robe jaune clair, complexe
avec ces notes de petits fruits secs et de tilleul, puissant et bouqueté, très
séduisant par sa persistance d’arômes.
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Claude et Jean-Marc CHEVREAU(SANCERRE)Le Bourg 18300 Crézancy-en-Sancerre Téléphone :02 48 79 04 77 ou 02 48 79 08 67 Télécopie : 02 48 79 44 17 “Le Sancerre est comme un
bon chrétien, il est bon quand il a fait ses Pâques”, dit-on ici, comme le
faisait Balzac. Un remarquable Sancerre blanc 2006, très caractéristique de son
terroir argilo-calcaire, avec des arômes de fougère et de fruits frais, un vin
qui associe la fraîcheur à l’élégance, suave en bouche comme il le faut, aux
arômes floraux où l’on retrouve l’acacia, tout en distinction. Excellent
Sancerre rouge 2005, de bouche charnue, qui sent la cerise noire, équilibré et
coloré. Le Sancerre rosé 2005 est très agréable avec ses nuances de rose, tout
en bouche.
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GITTON Père et Fils(SANCERRE)Pascal Gitton Chemin de Lavaud 18300 Ménéstrol-sous-Sancerre Téléphone :02 48 54 38 84 Télécopie : 02 48 54 09 59 Email : gittonvin@wanadoo.fr Site : www.vinsdusiecle.com/gitton Ou : www.gitton.fr Pascal Gitton est un
modèle de vigneron, chaleureux et talentueux. “Nous sommes très contents de
notre dernière récolte, nous précise-t-il. Nos 2006 sont bien équilibrés dans
l’ensemble, bien fruités avec des arômes très agréables de pamplemousse.
Galinot, Les Herses, Belles Dames et Écheneaux sont assez exceptionnels. Le
millésime 2005 est splendide, nous n’en avions pas fait d’aussi réussi depuis
1990 ! Les vins ont une belle robe dorée, ceux issus du terroir de silex sont
assez forts en alcool mais leur structure est bien soutenue par l’acidité. Au
résultat, des vins ronds et équilibrés, aux puissants arômes de pamplemousse
(surtout ceux du terroir de silex) et de fruits tropicaux, d’un beau potentiel
de garde.” Dans le silex, son Sancerre Les Belles Dames 2005 a des arômes
d’agrumes, un vin bien complexe et rond, remarquable par sa finesse aromatique
en bouche (fleurs blanches et raisin frais), bien sec, vivace et très plaisant,
dont la minéralité conviendra avec les crustacés, savoureux comme le Sancerre
Le Larrey, avec ces notes de fumé bien spécifiques, très bien vinifié, qui
associe la fraîcheur à l’élégance, de robe brillante et limpide, de bouche
souple, très typé, le vin par excellence sur une andouillette au four. Superbe
Sancerre Galinot blanc 2004 (100% en fûts neufs), un vin très riche qui résiste
bien aux tanins du bois, avec ce goût de silex qui lui est propre, de bouche
raffinée et subtile, de belle évolution. Le Sancerre Les Montachins 2005, dont
le terroir est situé à l’ouest où les vignes sont protégées par une colline,
est de robe jaune clair, complexe avec ces notes de petits fruits secs et de
tilleul, puissant et bouqueté, très séduisant par sa structure et sa
persistance d’arômes. À leurs côtés, le Sancerre Les Romains rosé 2005, bien
sec comme il se doit, tout en distinction. Beau Sancerre L’Amiral blanc 2005,
de bouche puissante, est riche en bouquet, très harmonieux, aux notes de fruits
secs et de fleurs, tout en finale. Remarquable Pouilly-Fumé Clos Joanne Dorion
blanc, qui fleure le musc et l’aubépine, tout en bouche, d’une belle finale, à
ouvrir sur une volaille à la broche comme sur un homard. Goûtez son
Côtes-de-Duras rouge Château Lafon, pur Malbec, riche en fruits et en
arômes.
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Henry NATTER(SANCERRE)Henry et Cécile Natter Place de l'Église 18250 Montigny Téléphone :02 48 69 58 85 Télécopie : 02 48 69 51 34 Email : info@henrynatter.com Ou : www.henrynatter.com À la tête des Premiers
Grands Vins Classés, dans les 3 couleurs, ce qui est très rare. Ici, sur 20 ha,
on cultive la chaleur humaine avec le même soin que l’on apporte aux vignes,
privilégiant la faune et la flore, les “couvant” pour en extraire leur
quintessence et les laisser s’exprimer au mieux, au cours d’un élevage
parfaitement maîtrisé et traditionnel. Ces propriétaires passionnés ont en
effet à cœur de faire découvrir les subtilités de leur environnement, leur
terroir et leur travail, afin que chacune de leur bouteille soit une source de
convivialité. Leur fille, Mathilde, travaille avec ses parents, son frère,
Auguste, s’occupe plus de la cave. Je m’investis dans le marketing de
l’entreprise, nous précise-t-elle, les relations publiques et la
commercialisation. Nous avons lancé une nouvelle cuvée “l’Enchantement” 2005,
un Sancerre rouge (Pinot noir) avec une jolie étiquette rose-violine. Pour
accueillir ce vin, nous avons sélectionné des fûts fabriqués dans une
tonnellerie installée à Ménetou-Salon. Cette cuvée est l’équivalent de la Cuvée
François, qui existe en sancerre blanc. L’Enchantement 2005 est tout en bouche,
très fruitée, d’un bel équilibre, avec beaucoup de rondeur, de charnu, riche en
matière et en fruité. Cette cuvée bénéficie d’un élevage en fûts de chêne et
nous sélectionnons, en cours d’élevage, les meilleurs lots qui lui sont
destinés. Le millésime 2006 est d’un bel équilibre, tout en rondeur, de bonne
garde, bien évolué, agréable à boire. 2007 : d’une belle minéralité, un
millésime classique et élégant.” Vous ne pourrez qu’exciter vos papilles avec
cet exceptionnel Sancerre blanc L’Expression de Cécile “L’Essence des Terres
Blanches” 2002, l’une des plus belles bouteilles savourées cette année, de
belle robe jaune d’or soutenu, riche au nez, d’une grande complexité aromatique
où l’on retrouve des nuances de noix, de citron et de pêche, de bouche
puissante et d’une longue finale. Le Sancerre cuvée François de la Grange 2004
est superbe, aux arômes intenses, suave, très harmonieux, subtil et puissant à
la fois, où s’entremêlent les fruits mûrs et les fleurs fraîches, parfait sur
des écrevisses comme sur une escalope de veau. Le Sancerre blanc 2006 développe
ces notes de fumé bien spécifiques, un vin très bien vinifié, de robe brillante
et limpide, nez de fougère et d’acacia, d’une jolie rondeur, suave et
persistant. Superbe Sancerre rouge cuvée l’Enchantement (vinification et
élevage en fûts de chêne), de robe pourpre, aux connotations complexes de
griotte, de pruneau et de sous-bois, avec des tanins mûrs, de bouche veloutée,
puissante et ample, un vin savoureux, intense en couleur comme en arômes,
auquel il faut laisser du temps pour s’exprimer au mieux. Leur Sancerre rosé
est toujours le meilleur de l’appellation, d’une grande finesse aromatique au
nez où dominent les fruits frais, la rose et le coing, subtil, d’une grande
persistance en bouche avec des nuances de fraise des bois. Formidable rapport
qualité-prix-plaisir, ce qui confirme que nous sommes incontestablement au
sommet.
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Domaine Jean-Max ROGER(SANCERRE)11, place du Carrou 18300 Bué Téléphone :02 48 54 32 20 Télécopie : 02 48 54 10 29 Email : jean-max.roger@wanadoo.fr Savoureux Sancerre blanc
2006, issu de terrains pentus d’origine jurassique, très pierreux et très
calcaires, marqué par ces terroirs qui lui donnent ce goût particulier de
“pierre à fusil”, un vin de bouche très subtile avec des nuances d’amande et
d’agrumes, tout en structure et parfums, au nez complexe aux connotations de
noix et de genêt, très riche au nez comme au palais. Le Sancerre rouge 2005, de
belle structure, est concentré, un vin où prédominent la groseille confite et
l’humus et mérite un peu de patience pour vérifier son potentiel (le 2000 est
vraiment remarquable actuellement).
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Domaine de SARRY(SANCERRE)Nicolas Brock Le Briou de Veaugues 18300 Sancerre Téléphone :02 48 79 07 92 Télécopie : 02 48 79 05 28 Email : info@brock.fr Au sommet. Un domaine
constitué d’une vingtaine d’hectares où le sympathique Nicolas Brock s’attache
à élever des vins racés, respectueux de la nature, ce qui ne peut que nous
séduire. Superbe Sancerre Vieilles Vignes La Montagne Noire 2004, de bouche
puissante, aux connotations complexes où dominent les fleurs (aubépine, genêt),
un vin riche et très harmonieux, qui mérite une cuisine élaborée comme un bar.
Le 2003, d’une très grande finesse, au nez complexe et puissant (acacia,
fougère, pomme), très bien équilibré, est de bouche parfumée et ample. Son
Sancerre rouge 2003, Pinot noir, vignes âgées de 38 ans et élevage durant une
année en fûts de chêne, est remarquable, aux notes de pruneau et de cassis,
très légèrement épicé en bouche comme il se doit, de couleur intense, aux
tanins présents et soyeux à la fois. À la suite, ce Sancerre blanc 2005, typé,
complexe, tout en persistance aromatique, alliant finesse et suavité, aux notes
persistantes d’amande fraîche et de pêche blanche. Remarquable Sancerre Domaine
de Sarry 2005, au nez fleuri, suave et puissant, d’une très belle persistance
aromatique en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, charpenté,
alliant vivacité et rondeur, un vin qui mérite un poisson en
sauce.
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Domaine Michel THOMAS(SANCERRE)Les Égrots 18300 Sury-en-Vaux Téléphone :02 48 79 35 46 Télécopie : 02 48 79 37 60 Email : thomas.mld@wanadoo.fr Une place très enviable
également dans le Classement 2008 avec ce Sancerre blanc 2006, issu d’un sol
argilo-calcaire, au nez fleuri, de robe pâle, brillante et limpide, très
agréable, qui associe la fraîcheur à l’élégance, d’une jolie complexité
aromatique où l’on retrouve des nuances de citron, dense et distingué à la
fois. Son 2005 évolue très bien, suave et puissant, d’une très belle
persistance d’arômes en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, tout
en charpente, alliant rondeur et fraîcheur.
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samedi 23 août 2008
Par Patrick DUSSERT le samedi 23 août 2008, 06:57
Château PÉROUDIER(BERGERAC)Loisy et Fils 24240 Monbazillac Téléphone :05 53 58 30 04 Télécopie : 05 53 24 55 20 Email : chateauperoudier@wanadoo.fr Un vrai coup de cœur pour
leur Monbazillac cuvée Louise Élisa 2003, riche, aux senteurs persistantes,
avec des notes caractéristiques de fruits confits et de rose, très onctueux, de
garde. Très joli Bergerac blanc sec 2005, typé par la Muscadelle, avec ces
notes de petits fruits secs et de tilleul, tout en persistance au palais, un
vin qu’il faut déboucher sur une friture ou une côte de veau. Le Bergerac rouge
cuvée Louise Elisa 2005 élévé en fûts de chêne est complexe et harmonieux, avec
ces nuances se définissant par des arômes de framboise, de fraise des bois, un
vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en
bouche.
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Château La PLANTE(BERGERAC)Jacques Mournaud 24610 Minzac Téléphone :05 53 80 77 43 Télécopie : 05 53 82 16 93 Culture de la vigne
traditionnelle, sans traitement insecticide chimique, sols
argilo-silico-calcaires, avec beaucoup de minerai de fer. Tous ces efforts se
retrouvent dans son Côtes-de-Bergerac rouge 2001, de couleur profonde, complexe
au nez comme en bouche, très parfumé (mûre, épices…), un vin gras, aux tanins
harmonieux, à ouvrir sur de l’agneau, par exemple. Le Côtes-de-Bergerac
moelleux 2005, aux notes fruitées et florales intenses, dominé par sa finesse
aromatique (rose, miel) et sa structure en bouche, un vin très harmonieux,
puissant et onctueux. Joli Bergerac blanc sec 2005, finement bouqueté avec des
notes de noisette, d’un bel équilibre entre la fraîcheur, la rondeur et le
fruité. Goûtez aussi le Montagne-Saint-Émilion Le Grand Cormier 2003, de
couleur soutenue, très parfumé, aux tanins soyeux et fermes à la fois, au nez
complexe et subtil dominé par la cerise confite et l’humus.
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samedi 24 mai 2008
Par Patrick DUSSERT le samedi 24 mai 2008, 18:07
Le vignoble de
28 ha, situé autour du château, bénéficie d’une exposition plein sud et
appartient depuis 4 générations à la famille de l’actuel propriétaire Marc
Ducau, associé à son neveu Daniel Sanfourche qui en assure la direction. Le vin
est issu de vendanges manuelles. Les vignes, très anciennes, certaines ont 40
ans, sont plantées sur des coteaux qui surplombent la Garonne, dans un terroir
argilo-calcaire. L’encépagement est très classique (80% Sémillon et 20%
Sauvignon). Le climat est idéal, avec ses brumes matinales et ses après-midi
ensoleillés de l’automne; cela permet le développement du fameux Botrytis
cinerea. Exceptionnel Loupiac Château de Loupiac cuvée 2003, fort bien élevé en
barriques, un grand vin velouté, de belle couleur dorée, au nez riche dominé
par des notes de pain grillé et de fruits surmûris, tout en bouche, de grande
garde.
dimanche 18 mai 2008
Par Patrick DUSSERT le dimanche 18 mai 2008, 19:15

Voir le Classement 2008
Château d’ARDENNES François Dubrey 33720 Illats Tél. 05 56 62 53 80 et 06 08 99 27 95 Fax. 05 56 62 43 67 Un remarquable Graves rouge 2005, issu de vignes traitées sans produits chimiques, de belle couleur pourpre, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche corsée, un vin bien charpenté, ample, très classique, prometteur. Le 2004, de bouche pleine, est ample et velouté, d’une belle concentration mais très fin. Son 2003 est bien charnu, épicé, aux tanins concentrés, puissant et charpenté, de bouche ample. Excellent Graves blanc, aux arômes floraux et fruités intenses, suave, harmonieux, subtil et puissant à la fois.
Château D’ARRICAUD Mme Labarthe 33720 Landiras Tél. 05 56 62 51 29 Fax. 05 56 62 41 47 Belle place dans le Classement avec son Graves rouge Prestige 2005, dense, de robe soutenue, un vin charnu et gras, au nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, de base tannique importante et très équilibrée. Beau 2004, au nez intense de sous-bois et de cassis, de bouche riche, tout en saveurs. Le 2003 est riche et généreux, à dominante de pruneau, de cannelle, avec des tanins soyeux, de bonne évolution. Remarquable 2000 redégusté cette année, d’une belle robe pourpre, très typé, au nez intense (mûre, griotte). Le blanc Prestige, un vin très bien vinifié, de robe brillante et limpide, nez de fougère et d’acacia.
Château La BLANCHERIE Françoise Coussié-Giraud 33650 La Brède Tél. 05 56 20 20 39 Fax. 05 56 20 35 01 Une propriété de 22 ha de vignes. Beau Graves La Blancherie-Peyret rouge 2005 (Cabernet-Sauvignon et Merlot), très classique, d’une belle structure tannique et d’une grande expression aromatique avec ce goût légèrement fumé, de bouche suave et veloutée, d’excellente évolution. Le 2004 est de bouche fondue et parfumée, intense, au nez complexe, gras, de bonne charpente. Le 2003 est riche en couleur, dense, où se mêlent la griotte et l’humus, charnu, savoureux et charpenté. Le Graves blanc sec 2005, tout en structure et parfums, minéral, est d’une grande fraîcheur, ample et persistant, avec des notes de fruits secs, d’une puissance aromatique réelle.
Château BRONDELLE Jean-Noël Belloc 33210 Langon Tél. 05 56 62 38 14 Fax. 05 56 62 23 14 e-mail : chateau.brondelle@wanadoo.fr www.chateaubrondelle.com Toujours à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. “Notre volonté est d’élaborer un produit noble de haute qualité, précise Jean-Noël Belloc, notre unique but depuis quelques années a été de faire progresser notre niveau de qualité pour optimiser notre terroir. Nous avons mis en place un suivi parcellaire et installé un cuvier ultra-moderne, cela nous a permis de faire de grands progrès en vinification pour parvenir aujourd’hui à une certaine excellence dans nos vins.” Son Château Brondelle rouge 2005 est intense en couleur comme en arômes, aux tanins présents, avec ces notes de mûre et de griotte, riche et généreux, de bonne garde. Le Brondelle blanc 2006 est au nez subtil (acacia, noisette), tout en finesse et persistance en bouche, avec cette fraîcheur caractéristique du millésime, un vin tout en suavité, avec ces nuances de fleurs blanches et de pêche jaune en finale. Excellent Bordeaux Supérieur Bras d’Argent, d’une belle expression aromatique, avec une attaque soyeuse, une bouche riche et charnue, très fruité et rond. Le Clairet de Bras d’Argent est issu de saignées de Cabernet-Sauvignon et Merlot, tout en bouche, aux arômes de fraises mûres, un vin très friand. Savoureux Graves rouge cuvée Damien (60% Cabernet-Sauvignon et 40 % Merlot, un vin issu des meilleures parcelles), riche en couleur, charnu, aux notes de cassis, de sous-bois et de réglisse, bien charpenté. Excellent rapport qualité-prix.
Château de CHANTEGRIVE Famille Lévêque 33720 Podensac Tél. 05 56 27 17 38 Fax. 05 56 27 29 42 e-mail : chateauchantegrive@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/chateauchantegrive Au sommet. Un grand et beau vignoble, qui s’étend sur 95 ha, constitué de 40% de cépages blancs et de 60% de cépages rouges. Vous apprécierez comme nous ce Chantegrive rouge 2005, charpenté et charnu, de bouche ample, aux nuances de cassis et d’épices, aux tanins harmonieux mais structurés à la fois, un vin de bouche soyeuse, d’une belle persistance aromatique, de couleur profonde, de garde. Le 2004 est de robe rubis intense, au nez où dominent la groseille et les épices, tout en complexité aromatique, un vin qui allie richesse et harmonie. Le 2003 est savoureux, très représentatif de ce millésime, de teinte pourpre intense, élégant, aux tanins mûrs, tout en bouche, avec des notes de framboise et de cuir. Excellent 2002, d’un beau rouge profond, riche en fruits et en arômes, tout en finesse tannique, très parfumé, ample et structuré, d’une belle finale. Le Chantegrive blanc 2007, qui allie finesse et persistance, de bouche riche et distinguée aux nuances d’agrumes et d’amande grillée, très agréable. Excellent 2006, où s’entremêlent des notes d’amande, de pêche et de bruyère, est un vin harmonieux en bouche. Superbe, leur blanc Caroline, un vin puissant et racé, avec ces notes de pomme et de noix fraîche, au nez fleuri, suave et puissant, d’une très belle persistance aromatique au palais, avec des nuances de pêche et de tilleul, très équilibré en finale. Beau rapport qualité-prix-plaisir. Voir aussi
Château GRAND ABORD Vignobles Dugoua 56, route des Graves 33640 Portets Tél. 05 56 67 50 75 Fax. 05 56 67 22 23 e-mail : dugoua.ph@wanadoo.fr Une propriété de 20 ha plantés sur un sol de graves et de pierres lisses du tertiaire. Belle réussite avec ce Graves rouge 2005, ample et riche, bien charnu, de bonne base tannique, tout en nuances aromatiques (épices, fruits mûrs…). Très joli Graves blanc 2006, floral et rond, d’une très jolie persistance d’arômes, de bouche ample et finement parfumée. Le Graves rouge cuvée Passion 2005, élevé en fûts de chêne, est puissant en bouche, charnu, charpenté, avec des arômes intenses (truffe, cassis, sous-bois) et bien persistants, qui poursuit son évolution.
Château des GRAVIÈRES Vignobles Labuzan Earl 33640 Portets Tél. 05 56 67 15 70 et 05 56 67 62 33 Fax. 05 56 67 07 50 e-mail : vignobles-labuzan@wanadoo.fr Valeur sûre avec ce Graves rouge Prestige 2005, de couleur soutenue, équilibré, parfumé, aux tanins fermes, au nez complexe où se mêlent la griotte et l’humus, un très joli vin, dense, de très bonne charpente. Le 2004 est de belle robe soutenue, bouche puissante, très fin, charnu, parfumé (griotte, humus...), un vin ou l’intensité s’allie à la souplesse, prometteur. Beau 2003, de couleur intense, qui allie en bouche rondeur et puissance, une très bonne structure et des arômes de fruits cuits et d’épices en finale.
Château HAUT-CALENS Albert, Thierry et Richard Yung 33640 Beautiran Tél. 05 56 67 05 25 Fax. 05 56 67 24 91 e-mail : vignobles.albertyung@wanadoo.fr À la tête des Deuxièmes Grands Vin Classés. On le comprend quand on débouche leur Graves Château Haut-Calens rouge cuvée Prestige 2005, de couleur pourpre, charpenté, élégant, tout en bouche, aux tanins mûrs, un vin à la fois riche et souple, très équilibré, au bouquet intense avec des notes de sous-bois et de cerise mûre, de bouche ample, d’excellente garde. Beau 2004, aux nuances d’humus et de cassis mûr, un vin de bouche ample et fondue, de très bonne garde. Le 2003 est de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, gras et persistant, riche en arômes (cerise noire, cuir, sous-bois) comme en structure, aux tanins mûrs. Le Graves Tradition rouge 2005, très réussi, corsé, aux tanins bien présents et harmonieux, un vin ferme et soyeux à la fois. Excellent 2004, charnu, de robe soutenue, aux tanins soyeux comme à son habitude, un vin séduisant qui associe une charpente réelle à une jolie rondeur, de bonne garde. Le 2003 réunit concentration aromatique et souplesse en bouche, aux notes de griotte mûre, coloré, charnu, de bouche soyeuse. Le 2002 est très parfumé, classique, au nez subtil où dominent le cuir et la griotte, aux tanins présents et savoureux, légèrement épicé en finale comme il se doit. Le 2001, aux tanins puissants et soyeux à la fois, au nez intense, a une belle finale en bouche. Goûtez leur Bordeaux Supérieur Château Croix-de-Calens, à la tête de son appellation.
Château HAUT SELVE Vignobles Jean-Jacques Lesgourgues Arnaud Lesgourgues 33240 Cadillac-en-Fronsadais Tél. 05 57 94 09 20 Fax. 05 57 94 09 30 e-mail : contact@leda-sa.com Coup de cœur pour ce Graves 2004, ample et riche au nez comme en bouche, d’un bel équilibre, gras, aux tanins fondus, où se marient la griotte et l’humus, un très joli vin, dense, parfait sur une selle d’agneau. Le 2003 est de robe pourpre et soutenue, d’une très belle charpente, avec des nuances de griotte et de fumé, un vin dense, très corsé, long, très séduisant, prometteur. Le 2002 est coloré, aux notes de mûre et de poivre, aux tanins très bien équilibrés, de bouche bien corsée et parfumée, un vin d’excellente charpente tannique. Le 2001, de couleur intense, ample et parfumé, aux connotations de cassis et d’humus, est un vin bien charnu, ferme et persistant en bouche, élégant. Le 2000 avec des tanins puissants et mûrs à la fois, très parfumé, est un vin dense et persistant, bien corsé, qui sent bon la fraise des bois, la violette et l’humus, d’excellente garde. Prix sages.
Château MAGNEAU Henri et Jean-Louis Ardurats 12, chemin Maxime Ardurats 33650 La Brède Tél. 05 56 20 20 57 Fax. 05 56 20 39 95 e-mail : ardurats@chateau-magneau.com www.chateau-magneau.com Propriété familiale de 40 ha. Particulièrement apprécié leur Graves rouge 2004, de belle charpente, ample et riche, charnu en bouche, tout en subtilité, un beau vin qui allie finesse aromatique et des tanins puissants et soyeux à la fois, au nez où s'entremêlent des notes d’épices et de fruits rouges macérés. Très savoureux 2003, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de framboise et de cannelle, d’une grande harmonie, très parfumé, séveux, généreux et persistant en bouche, à déboucher sur un magret. Le Graves blanc cuvée Julien, issu d’un assemblage sélectif, d’une vinification en barriques, parfumé (pomme, citron, tilleul), associe la fraîcheur à l’élégance, de robe pâle, brillante et limpide, de bouche souple.
Château de MAUVES Bernard Bouche et Fils 33720 Podensac Tél. 05 56 27 17 05 Fax. 05 56 27 24 19 e-mail : chateaudemauves@wanadoo.fr www.chateaudemauves.fr Incontestablement à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés avec un qualité-prix-plaisir exceptionnel, associé à une convivialité exemplaire (et naturelle) de la famille Bouche, pour qui leurs clients sont aussi des amis. On ne peut qu’apprécier ce Graves rouge 2006, de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, gras et persistant, riche en arômes (cerise noire, sous-bois) comme en structure, aux tanins mûrs, d’excellente garde. Beau 2005, classique, parfumé (framboise, mûre), un vin bien charpenté, bien charnu, de robe soutenue, ample en bouche, légèrement épicé en finale, aux tanins fondus, très charmeur. Le 2004 est très classique, un vin riche, au nez intense, de couleur profonde, complexe au nez comme en bouche (pruneau, épices), avec des tanins mûrs et bien fermes à la fois. Le 2003, très réussi, est un vin bien corsé, bien charnu, de robe soutenue, ample en bouche, au nez légèrement épicé, aux tanins fondus. Le rouge 2002 est de couleur pourpre, aux notes de fruits rouges et d’humus, velouté, au bouquet très fin, de bouche puissante, ample, aux tanins amples et souples à la fois, un vin particulièrement savoureux. Beau rouge 2001, qui ressemble beaucoup au 2000, de belle robe grenat, de très bonne base tannique, gras, riche et charnu, au nez dominé par le cassis, le cuir et les sous-bois. Le Graves blanc 2007, dégusté très jeune, est une réussite, de jolie robe jaune paille, aux nuances de fleurs, finement poivré, bien équilibré, de bouche parfumée et ample. Le 2006 est fin et délicat, de bouche suave et dense, au nez de fleurs et de pamplemousse, un vin savoureux et séduisant, à ouvrir sur une sole meunière. Excellent Bordeaux rosé, très fruité, aux arômes de framboise, sec et riche à la fois. Voir aussi
Château du MAYNE Jean-Xavier Perromat 33720 Cérons Tél. 05 56 27 01 13 Fax. 05 56 27 22 17 Très bien classé, et peut monter. Vignoble de 20 ha. On le comprend avec ce Graves rouge 2005, typé, de couleur grenat profond, un vin fin et équilibré, aux notes de cassis et de cerise, de bouche bien corsée et parfumée, de belle charpente, harmonieux. Le 2004 est complexe, alliant une bonne base tannique à une finesse persistante, aux notes où dominent les épices et l’humus. Son Graves blanc 2006, tout en bouche, sent le chèvrefeuille et le coing, d’une jolie finale, harmonieux et fruité, avec juste ce qu’il faut d’acidité, un vin gras et nerveux à la fois.
Château PEYREBLANQUE Jean Médeville et Fils Château Fayau 33410 Cadillac Tél. 05 57 98 08 08 Fax. 05 56 62 18 22 e-mail : medeville-jeanetfils@wanadoo.fr www.medeville.com Un coup de cœur pour leur Graves rouge Château Peyreblanque (“pierre blanche”), issu d’un vignoble de 8 ha d’un seul tenant, sur la commune de Budos. Le 2003, riche, persistant au nez comme en bouche, gras, aux tanins fins, mûrs et savoureux, avec des nuances de groseille et de fumé, est un vin bien structuré. Le Graves blanc 2005 avec des senteurs d’amande, au nez fleuri, ample, est d’une belle persistance aromatique. Goûtez aussi leur autre Graves Château Mouret rouge 2004, de bouche riche, aux notes de mûre et d’humus, aux tanins équilibrés, tout en rondeur.
Château PIRON M. Boyreau 33650 Saint-Morillon Tél. 05 56 20 25 61 Fax. 05 56 78 48 36 Domaine situé sur des pentes graveleuses et argilo-calcaires. Ce propriétaire sympathique élève ce Graves rouge 2005, qui associe concentration aromatique et souplesse en bouche, aux notes de griotte mûre, coloré, charnu, de bouche soyeuse, très parfumé, classique. Le 2004 est de bouche ample, aux tanins bien enrobés, puissant et charpenté, un vin au nez complexe où dominent les épices et les petits fruits (cassis, groseille). Excellent 2003, intense en couleur comme en arômes, charmeur, aux tanins présents, avec ces notes de mûre et de griotte. Excellent Graves blanc 2006, aux notes finement fruitées, de bouche ample où dominent les agrumes et les petits fruits secs, tout en persistance aromatique
Château ROUGEMONT Dominique Turtaut 50, rue Jean-Cabos 33210 Toulenne Tél. 05 56 63 19 06 Fax. 05 56 76 22 74 Tout en bouche, son Graves rouge 2005, aux notes de fruits rouges et d’humus, velouté, aux tanins puissants et souples à la fois, est un vin de belle couleur pourpre, bien charpenté, ample, de très bonne garde. Le 2003 est puissant et complexe, avec ces nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche d’épices. Le 2002 est dense, très parfumé avec ces notes de mûre et de griotte, riche en couleur, alliant finesse et structure, aux tanins soyeux mais présents. Excellent Graves Supérieur blanc 2005, au bouquet fleuri, avec ces notes de noisette et de poire, alliant souplesse et charpente.
Château SAINT-AGRÈVES Earl Landry 17, rue Joachim-de-Chalup 33720 Landiras Tél. 05 56 62 50 85 Fax. 05 56 62 42 49 Bien apprécié ce Graves rouge 2005, de couleur intense aux reflets noirs, aux arômes de fruits rouges, d’épices, avec des tanins bien enrobés, un vin riche et généreux, d’une belle finale aromatique. Excellent 2004, de robe soutenue, bien charnu, savoureux, aux notes de groseille et d’humus bien caractéristiques, de bonne évolution. Le 2003 est un vin de bouche puissante, corsé et équilibré, parfumé (griotte, humus...). Régulièrement réussi, le Graves blanc 2006, souple, de bouche florale, un joli vin qui allie structure et vivacité, où l’on retrouve des nuances de pomme et de citron.
Château SAINT-ROBERT Directeur : Michel Garat 33210 Preignac Tél. 05 56 63 27 66 Fax. 05 56 76 87 03 Dégusté sur place, un savoureux Graves cuvée Poncet-Deville rouge 2005, ample, riche et parfumé au nez (griotte, sous-bois), coloré et charnu, aux tanins bien fondus, un vin où s’entremêlent des nuances de petits fruits rouges à noyau bien mûrs, d’humus, de réglisse, de bonne évolution. Le Graves Tradition 2005 est classique, souple et corsé à la fois. Le blanc 2006 est harmonieux, très séduisant, au nez subtil dominé par les fruits secs et une touche de coing, suave en bouche, un vin agréable et charmeur. Le 2005 est de belle couleur jaune ambré, sent la pomme mûre et les noisettes, tout en finesse d’arômes en bouche. Voir le Château Bastor-Lamontagne, à Sauternes.
Château TOUR BICHEAU Scea Vignobles Daubas et Fils 33640 Portets Tél. et Fax. 05 56 67 37 75 e-mail : chateau-tour-bicheau@wanadoo.fr Un vignoble de 24 ha (et 5e génération), composé essentiellement de vieilles vignes (70% Merlot et 30% Cabernet-Sauvignon). On se fait plaisir avec leur Graves rouge 2005, aux tanins bien équilibrés, à la fois puissants et soyeux, un vin qui allie une charpente réelle à une jolie rondeur en bouche, corsé, aux notes complexes, dominé par la griotte, les épices et l’humus. Le 2004 se goûte très bien, un vin de bouche classique, de charpente soutenue, ferme et persistant, bien parfumé, avec ses tanins ronds et puissants à la fois. Le Graves blanc 2006 est d’une très belle couleur brillante, tout en finesse, d’une très jolie finale aromatique, de bouche ample et florale.
Château du TOURTE Hubert Arnaud 33210 Toulenne Tél. 01 46 88 40 08 Fax. 01 46 88 01 45 e-mail : hubert.arnaud@c2a.fr Toujours très bien classé avec son Graves rouge 2005, bien charnu, avec des arômes d’humus et de groseille, gras et persistant, aux tanins fins et mûrs, un vin riche en couleur, de bouche bien savoureuse. Le 2004, généreux, corsé, aux tanins riches, est ample et bien distingué, de bouche riche, avec des nuances de mûre et d’humus. Excellent Graves blanc sec 2006, aux arômes floraux et fruités intenses, subtil et puissant à la fois, un vin rond, d’une longue finale.
Château TOURTEAU-CHOLLET Maxime Bontoux 3, chemin de Chollet - BP 18 33640 Arbanats Tél. 05 56 67 47 78 Fax. 05 56 67 40 09 e-mail : tourteauchollet@wanadoo.fr www.vitisvintage.com Beau domaine (agriculture raisonnée) et un propriétaire passionné. Remarquable Graves rouge 2005 (55% Cabernet-Sauvignon, 45% Merlot), riche en couleur comme en matière, avec ces notes de fraise des bois surmûrie, intense au nez comme en bouche avec des nuances de petits fruits noirs et de truffe, un vin bien corsé mais très fin, de bouche puissante, de garde. Le 2004 est remarquable, de robe soutenue et brillante, dense et corsé, aux notes fruitées, épicées, avec une belle fraîcheur représentative du millésime, un vin charnu et charpenté, de bonne garde bien sûr. Le 2003 est structuré, bien corsé, ample en bouche, aux nuances de cassis et de poivre, aux tanins fondus mais structurés à la fois. Excellent 2002, un vin de couleur intense, son bouquet révèle une belle osmose entre les fruits et les tanins serrés et fins, un vin rond et souple, de bouche soyeuse, d’une belle persistance aromatique. Le Graves blanc 2006, (90% Sauvignon blanc, 10% Sémillon, élevage 100% bois neuf), Trophée Prestige au Concours International des Citadelles du Vin 2007, de belle couleur jaune pâle, avec un nez d’agrumes, très bien équilibré en bouche avec des nuances toastées, est un vin très expressif, puissant et d’une longue finale. Savoureux 2005, aux arômes fins et délicats, de robe d’un bel aspect jaune et or, de bouche friande et fruitée, c’est un vin puissant au nez comme en bouche. Le 2004, au nez de petits fruits, ferme et suave, très équilibré, richement bouqueté, est un très joli vin. Nombreuses récompenses obtenues et un beau rapport qualité-prix-typicité.
Château LE TUQUET Paul Ragon 33640 Beautiran Tél. 05 56 20 21 23 Fax. 05 56 20 21 83 e-mail : chateauletuquet@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/chateauletuquet Incontestablement à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, et peut monter avec ce Graves rouge 2005, charnu comme on les aime, gras, bien structuré, complexe, harmonieux, aux connotations épicées, alliant une bonne base tannique à une finesse persistante, de bouche fondue et parfumée, vraiment très réussi. Remarquable 2004, riche en couleur, au nez de cassis et de poivre, ample en bouche grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, tout en finesse mais corsé, intense, un vin d’excellente évolution et d’une bonne longueur. Le 2003 est généreux, ferme, à dominante de mûre et de cannelle, de belle robe pourpre, aux tanins présents qui commencent à se fondre, parfait sur un magret de canard, de garde. Excellent 2002, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, avec ces notes de fraise des bois surmûrie, qui poursuit son évolution. Beau 2001, dense et velouté, très élégant, ample, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de belle évolution comme ce 2000, au nez où dominent la groseille et les épices, tout en complexité aromatique, avec des tanins ronds, un vin qui allie richesse et harmonie. Très joli Graves blanc cuvée Spéciale 2006, bien typé par son Sémillon (95%), de robe brillante et limpide, au nez complexe d’agrumes, de rose et d’acacia, un vin d’une belle ampleur, avec une touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, délicat et suave comme il se doit.

samedi 26 avril 2008
Par Patrick DUSSERT le samedi 26 avril 2008, 21:01
Louis CARILLON
et Fils Jacques Carillon 21190 Puligny-Montrachet Tél. 03 80 21 30 34 et 03 80
21 30 75 Fax. 03 80 21 90 02 e-mail : louiscarillonetfils@free.fr
www.louis-carillon.com Exceptionnel Bienvenues-Bâtard-Montrachet 2005, un grand
vin racé où s’entremêlent les fruits frais et la vanille, de bouche puissante
où dominent les fleurs (aubépine, genêt) et le pain brioché, alliant structure
et distinction, tout en harmonie, de bouche persistante. Le Puligny-Montrachet
Premier Cru Les Champs-Canet 2005 allie à la fois finesse et ampleur, un vin
d’une belle couleur jaune clair, brillant et limpide, avec ces notes de pêche,
de noix et d’abricot, de bouche harmonieuse. Excellent Puligny-Montrachet 2005,
typé comme ce Saint Aubin Premier Cru Les Pitangerets 2005, de bouche pleine et
parfumée, très bien vinifié.
Domaine Marc JOMAIN Catherine, Philippe et Christophe Jomain 11, rue
du Monument 21190 Puligny-Montrachet Tél. 03 80 21 93 46 Fax. 03 80 21 94 45
e-mail : info@domaine-jomain.com www.domaine-jomain.com Toujours au
sommet. Domaine de 9 ha exploité par les frères et sœur Philippe, Christophe et
Catherine Jomain. Pratique de la lutte raisonnée, vendanges manuelles, vins
élevés en fûts de chêne et vinifiés de manière traditionnelle... Leur
Puligny-Montrachet Premier Cru Les Combettes 2005, racé et suave, est très
classique, de robe intense, riche au nez comme en bouche, tout en nuances
aromatiques (tilleul, noisette), d’excellente évolution. Beau
Puligny-Montrachet Premier Cru Les Pucelles 2005, d’une belle harmonie, ample,
aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs, suave, riche en bouche
(agrumes, aubépine, amande…), un vin d’une grande maturité. Le
Puligny-Montrachet Premier Cru Les Referts 2005 est dans la lignée, riche au
nez, avec des notes de rose et d’aubépine, intense, à la fois charpenté et
distingué, d’une belle onctuosité et d’une finale intense. Goûtez aussi le
Saint-Aubin Premier Cru blanc Les Frionnes 2004, de belle couleur jaune ambré,
aux nuances de noisette, d’une jolie finesse, alliant rondeur et vivacité, tout
en bouche comme l’Auxey-Duresses rouge, aux notes de cerise confite et de
sous-bois, de très bonne garde.
dimanche 2 mars 2008
Par Patrick DUSSERT le dimanche 2 mars 2008, 09:35

Domaine CRÊT DES GARANCHES Sylvie Dufaitre-Genin 69460 Odenas Tél. 04 74 03 41 46 Fax. 04 74 03 51 65 e-mail : sylvie.dufaitre-genin@wanadoo.fr Une belle place dans mon Classement pour cette exploitation familiale de 9,60 ha, située au cœur du cru Brouilly. Terroir à dominante granitique, allié au cépage Gamay noir à jus blanc confèrent à ce vin sa finesse. Le Côte-de-Brouilly 2005 élevé plusieurs mois en fûts de chêne (vendange manuelle), de robe pourpre, est souple et corsé à la fois, au nez complexe (cassis mûr, fraise des bois, violette), légèrement épicé. Beau Brouilly 2006, de robe intense, bien parfumé (fruits frais, humus...), développe ampleur et rondeur, un vin très légèrement poivré en finale.
Jean-Paul GUIGNIER Domaine Au pied des deux Clochers Les Bruyères 69430 Régnié-Durette Tél. 04 74 69 01 99 et 06 84 79 54 61 Fax : 04 74 69 01 91 e-mail : guignier.jean-paul@wanadoo.fr Une référence avec son Brouilly Domaine de Grapaloup 2006, de bouche intense et dominé par la mûre, un vin alliant souplesse et intensité aromatique, bien harmonieux et très équilibré. Le Morgon 2005 Domaine Au pied des deux Clochers (vendanges manuelles), est un vin remarquable, de jolie robe, de charpente à la fois puissante et souple, tout en arômes (pivoine, groseille), idéal sur une pintade rôtie. Goûtez le Régnié Côte de la Pierre cuvée Vieilles Vignes 2004, issu de vignes de plus de 90 ans déjà exploitées par le grand-père de Mme Guignier, de robe pourpre, au nez puissant et persistant de framboise et de cerise noire, rond et gras, riche, aux tanins enveloppés, de bouche bien corsée.
Alain MICHAUD Alain et Dorian Michaud Beauvoir 69220 Saint-Lager Tél. 04 74 66 84 29 et 06 07 81 45 58 Fax. 04 74 66 71 91 e-mail : alain.michaud17@wanadoo.fr www.alain-michaud.fr Classé 1er Grand Vin avec ce Brouilly 2006, d’une robe rouge cerise limpide, un nez de griotte mais aussi avec des arômes de cassis et de pivoine et une bouche fraîche aux tanins biens fondus, un vin qui demande une cuisine riche. Le 2005 est un vin de couleur profonde, bien typé, aux notes de mûre et de violette, de charpente équilibrée, très charmeur, de bouche charnue et persistante, d’excellente évolution. Vous aimerez tout autant leur Morgon 2006 (2,50 ha, avec des vignes anciennes de 45 ans sur les coteaux), une réussite, un vin de bouche pleine et riche, aux nuances complexes de fruits des bois, puissant et savoureux, d’excellente garde. Très joli Beaujolais rosé 2006 (2000 bouteilles seulement), gourmand et fruité, parfait sur les charcuteries lyonnaises.
Domaine du TRACOT Henri et Jean-Paul Dubost 69430 Lantignié Tél. 04 74 04 87 51 Fax. 04 74 69 27 33 e-mail : j.p-dubost@wanadoo.fr www.domaine-dubost.com Domaine de 21,65 ha qui existe depuis 1902. Culture de la vigne raisonnée (apports de fumure organique, labourages, tris systématiques, vendanges manuelles...), et respect des terroirs granitiques qui caractérisent le goût du Gamay. Le Brouilly cuvée de Vieilles Vignes 2006, de couleur profonde, bien typé, aux notes de mûre et de violette, de charpente équilibrée, de bouche charnue et persistante. Excellent Fleurie Le Vivier 2006, rond et dense, à dominante de fruits rouges et aux tanins soyeux, d’une belle structure en bouche. Le Morgon La Ballofière 2006, où dominent des notes de cassis, de griotte et d’épices, est un vin avec une structure harmonieuse, bien ferme en bouche. Visitez le musée de matériels anciens. Chambres d’hôtes.
Voir le Classement 2008

vendredi 15 février 2008
Par Patrick DUSSERT le vendredi 15 février 2008, 20:16
Brigitte Dussert : le millésime 2007 a été critiqué dès le mois de septembre, avant les vendanges, notamment à Bordeaux ? Qu’en-est-il ?
Patrick Dussert-Gerber : c’est navrant. Je l’ai déjà écrit dans mon Blog, début Février : on juge sans savoir, sans avoir rien goûté, pas enquêté, pas suivi l’évolution des raisins, ni les vendanges, ni les sélections, pas vu les efforts des hommes, les éclaircissages, ni les tris, rien compris à l’influence des terroirs cette année, celle du calcaire ou des graves en sous-sol, rien vu de le réactivité du Cabernet-Sauvignon, pas saisi la résurgence de l’acidité, pas assimilé ce long cycle végétatif, ni les vinifications… Il y a des critiques trop imbus d’eux-mêmes qui disent n’importe quoi, ils se sont découverts à cette occasion..
D’une manière générale, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le millésime 2007 est relativement classique. Il faut comprendre que, ces dernières années, nous nous sommes habitués à goûter des millésimes “très chauds” dû, au réchauffement climatique peut-être, en tout cas à des millésimes particulièrement précoces. Les viticulteurs se sont habitués à récolter des raisins très mûrs, il y a même eu des millésimes très atypiques comme le 2003, voire le 2005, même si c’est un grand millésime. On a oublié que les grands vins français avaient -aussi- besoin d’une bonne acidité.
Les vins ne doivent pas être alcoolisés, j’ai le recul de trente années d’expérience professionnelle et, que ce soit dans la Loire ou à Bordeaux, on ne faisait pas de vins ultra-concentrés, trop riches. Même à Châteauneuf du Pape, voire en Languedoc, où les vins sont charnus et colorés, ils doivent conserver et associer finesse et densité, et ne pas être uniquement des vins gorgés d’alcool, trop capiteux.
Ce sont ces qualités qui caractérisent les vins français, par rapport aux vins américains ou espagnols qui sont des vins plus lourds par manque d’un équilibre d’acidité.
Souvent, on oublie que ce sont les meilleurs terroirs qui donnent l’acidité. Dans un millésime plus délicat comme le 2007, on va se rendre compte que dans les territoires de Bordeaux, de Bourgogne ou de Champagne, les vins les plus réussis, les plus grands, seront les vins issus de vrais terroirs qui assimilent la différence climatique, où la vigne a eu le moins de stress hydrique, et c’est ce qui fait toute la différence.
C’est un millésime qui fait honneur aux grands terroirs, si vous avez de vieilles vignes en coteaux, sur des croupes ou sur des plateaux avec un bon terroir filtrant, vous aviez tous les atouts pour faire un très bon 2007. Par contre, si les terres sont trop riches ou dans les bas-fonds, dans un millésime comme 2007, cela ne pardonne pas. C’est vrai dans tous les vignobles.
Brigitte Dussert : vous voulez dire que c’est un millésime où l’on n’avait pas droit à l’erreur ?
Patrick Dussert-Gerber : cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature, en l’accompagnant quand il le faut.
Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.
Des millésimes comme ce 2007 permettent de cadrer le monde du vin. Ils remettent les “pendules à l’heure”. Pas question de jouer les apprentis chimistes dans un millésime comme celui-ci, c’est le travail dans les vignes, la force des terroirs et l’assiduité des vignerons qui font le succès. C’est beaucoup trop facile de réussir un 2005. Savoir élever un vin, c’est réussir son 2007.
D’ailleurs, les vins typés, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir.
Brigitte Dussert : le terroir, le talent des hommes, les soins apportés aux vignes... sont donc les “secrets” d’un beau 2007 ?
Patrick Dussert-Gerber : l’élégance prime cette année. Tout le monde apprécie en effet de déboucher des vins qui s’accordent parfaitement aux mets et ne sont pas lourds, des vins aromatiques mais pas surpuissants.
C’est aussi cela la force des vins français, on se fait plaisir à table, on ne les boit pas en-dehors des repas, comme un whisky ou un cognac, à l’apéritif ou en digestif comme le font les américains ou les asiatiques.
Nous revenons, avec les millésimes 2006 et 2007, à des vins élégants. Ceux qui ne connaissent pas bien la force des terroirs français se méprennent avec le 2007, il ne faut pas oublier que c’est toujours le mois de septembre qui fait le vin à Bordeaux et non pas le mois d’août, et je précise aussi que la notoriété de tous nos vins typés français, c’est leur élégance, leur finesse et non leur concentration.
Ce seront donc les grands terroirs qui feront les meilleurs 2007, mais pas uniquement les plus connus, car il y en a de beaux terroirs partout dans le bordelais : en Côtes de Bourg, à Blaye, en Bordeaux Supérieur, à Montagne Saint-Émilion... Les vignes plantées n’importe où, dans les palus du Médoc ou les plaines sableuses de Saint-Émilion ne donneront qu’un tout petit millésime 2007... C’est normal, la nature reprend ses droits, et c‘est très bien comme cela.
Et puis, à l’exception de territoires bien spécifiques propices au Merlot (certains vins du Libournais seront remarquables), le 2007 est surtout le millésime du Cabernet-Sauvignon, mais aussi du Cabernet franc, un cépage difficile comme le Petit Verdot, qui se sont particulièrement bien exprimés cette année.
Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir.
Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70% de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs.
Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100% en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Les années trop chaudes n’arrangent rien.
Ce 2007 laisse s’exprimer en priorité le fruit. Je n’aime pas goûter les vins trop jeunes, mais je l’ai fait cette année pour vérifier, au hasard des fûts. J’ai constaté avec plaisir que les vins ne sont pas masqués par le bois, cela prouve qu’il y a une structure réelle.
C’est vrai que ce 2007 demande du savoir-faire, et ne pas mettre le vin 100% en barriques neuves, préférer des barriques de peu de chauffe et oublier les barriques en chêne américain... Il fallait adapter la vinification et l’élevage pour garder le fruit et la finesse du vin, c’est tout un art, j’en conviens, et c’est cela que j’admire et respecte.
mardi 1 janvier 2008
Par Patrick DUSSERT le mardi 1 janvier 2008, 11:00

Lorsque, en 1985, j’ai été le premier à remettre en cause le « fameux » Classement des vins du Médoc, qui datait de 1855, cela avait créé quelques sautes d’humeur et de nombreux soutiens.
Il m’a semblé ensuite logique de développer des classements pour toutes les régions de France, pour la grande majorité des appellations. En revanche, et c’est contraire à la mode, je me suis toujours refusé à « noter » un vin. La raison en est simple : c’est pour moi une négation de ce « Sang de la Terre et du Ciel » que de l’affubler d’une note. Ce serait oublier la main de l’homme et la dimension humaine et subjective du vin. Faire cela, c’est comme si on notait un acteur de cinéma ou des peintres contemporains de 1 à 20. C’est une facilité pour attirer le chaland, qu’il me serait simple d’appliquer si je ne respectais pas autant les vignerons, que j’aime rencontrer car ils ont aussi leur importance (convivialité, passion…).
Mes Classements évaluent les meilleurs rapports qualité-prix-plaisir. Ils tiennent compte de tous les producteurs : vignerons, négociants et caves coopératives. Ils sont ouverts à tous. Pour mes Classements, trois points sont à retenir :
1 – Mes Classements ne sont pas figés et contiennent une hiérarchie interne. 2 – L’évaluation d’un cru se fait sur de nombreux millésimes. 3 – Chaque Classement est propre à une région.
Mes Classements ne sont pas figés et ont une hiérarchie interne
- Les 1ers grands vins classés Le sommet, même il s’agit de « comparer » non plus uniquement l’image de marque mais une réelle et très grande régularité qualitative. Aux côtés de crus incontournables, quelques autres atteignent des sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et un rapport qualité-prix indéniable. Il est impératif de suivre la hiérarchie interne de chaque classement, les premiers des Premiers Grands Vins classés étant supérieurs aux autres Premiers. On l’aura compris, ce sont de grands “coups de cœur”.
- Les 2es grands vins classés À Bordeaux (Médoc, Graves et Saint-Émilion, précisément), en Bourgogne et surtout en Champagne notamment, c’est la catégorie qui réserve le plus de surprises, et les coups de cœur y sont également nombreux. À elle seule, cette catégorie est une véritable hiérarchie, et de nombreux producteurs y évoluent selon les derniers millésimes ou cuvées dégustées. Aux côtés de certains « grands » crus (ou marques) historiques qui parviennent à se maintenir au plus haut niveau, plusieurs vins moins connus y figurent, grâce à leur régularité qualitative et un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Certains vins de cette catégorie peuvent d’ailleurs prétendre atteindre des sommets (ils ont alors un *), et d’autres méritent largement leur place grâce à un rapport qualité-prix-typicité exceptionnel, même s’il faut savoir aussi respecter la hiérarchie interne de cette catégorie, qui bouge régulièrement. En tout cas, de grandes valeurs sûres, et l’on peut noter que certains domaines, dont la notoriété n’existait pas il y a quelques décennies, parviennent, chacun dans sa catégorie, à s’imposer et à devenir incontournables.
Les 3es grands vins classés C’est une position « d’attente » où l’on trouve des vignerons qui élèvent des crus qui n’ont pas été suffisamment dégustés et qui peuvent détrôner des vins plus connus dans les dégustations à l’aveugle. Ces producteurs peuvent donc monter en grade, bénéficiant d’un *.
D’une manière générale, le fait même d’être dans ces Classements implique une haute tenue qualitative. Les vins ne sont intrinsèquement pas comparables, le Classement ne fait donc que les situer les uns par rapport aux autres, selon l’évolution des millésimes. Les « premiers » des Deuxièmes Grands Vins classés, par exemple, sont très proches de la catégorie Premiers Grands Vins classés. Il faut donc bien sûr tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand cru, sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre cru, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix est excellent. Cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Dans tous les cas de figures, certains vins classés peuvent mériter mieux dans des millésimes précis (ils sont indiqués alors par un *).
L’évaluation d’un cru se fait sur de nombreux millésimes
Un « grand » vin, ou plutôt un vin digne de ce nom, se mesure uniquement sur son potentiel d’évolution, sa régularité qualitative, même dans des millésimes délicats comme 97 ou 92, ou difficiles à maîtriser comme 2007, 2003, 2002, ou 94. Ces critères sont la base même de ces Classements, remaniés chaque année, qui tiennent compte de l’évolution des millésimes précédents et peuvent être remis en cause par la qualité des prochaines cuvées et des prix.
La plupart des producteurs retenus ont été suivis depuis 30 ans, ce qui permet de se faire une véritable idée de la régularité qualitative. C’est la seule chose qui compte pour pouvoir juger tel ou tel cru, et ne pas se laisser prendre par une cuvée spécialement « arrangée ».
Quelques châteaux repris récemment sont classés en tenant seulement compte des deux ou trois derniers millésimes, et leur évolution viendra conforter ou non leur place actuelle. Ils sont indiqués entre parenthèses pour l’instant, tout comme les crus dont l'augmentation des prix et/ou les résultats des dégustations varient, dans le bons sens comme dans l'autre et qui demandent d'être attendus pour pouvoir se prononcer plus précisément. Les Classements ne sont donc pas statiques et se veulent le reflet d’une situation annuelle et globale dans une appellation, qui tient compte de paramètres fondamentaux : typicité des crus, caractéristiques propres, qualité des vinifications et de l’élevage, homogénéité et régularité qualitative des cuvées, évolution des millésimes, politique qualitative des propriétaires, rapport qualité-prix… Les absents le sont principalement quand les dégustations effectuées n’ont pas été suffisantes pour pouvoir situer le vin, ou vraiment quand le rapport qualité-prix-typicité est incautionnable, le but n’étant pas d’en oublier volontairement.
Chaque Classement est propre à une région
Intrinsèquement, les vins ne sont pas les mêmes. Chaque cru retenu possède son propre caractère et demande à être apprécié en tant que tel, sans faire de véritable comparaison avec tel ou tel autre. Aucun Classement n’est donc à comparer avec un autre, et il ne doit pas y avoir de rapprochement entre une région ou une autre.
On se doute bien qu’un Premier Grand Vin Classé de Chinon n’est pas au même niveau qualitatif qu’un Premier Grand Vin Classé du Médoc. C’est au sein d’une même région ou appellation qu’il faut comparer les vins. Un Deuxième Grand Vin Classé du Languedoc ne joue évidemment pas non plus dans la même catégorie qu’un Deuxième Grand Vin Classé de Bourgogne.
On peut décliner les exemples et on aura compris qu’un Beaujolais Classé n’est pas à rapprocher d’un Pomerol au même niveau dans son Classement propre, idem pour un Sancerre et un Pessac-Léognan, un Bandol et un Vosne-Romanée, un Minervois d’un Pauillac, etc. Ainsi, dans les Classements de Bordeaux et de Champagne, j’ai également classé les vins en deux catégories, « puissance » et « élégance », pour mieux prendre en compte justement le caractère propre de chaque vin et éviter des comparaisons hasardeuses.
Mes classements 2008 ne peuvent et ne doivent pas être confondus ni comparés avec aucun autre classement, officiel ou non, qui emploierait le terme de « cru classé » ou « grand cru » ou « grand vin » ou n’importe quel autre terme, et ne remettent bien sûr pas en cause les classements officiels qui peuvent exister.
Les Classements sont © Patrick Dussert-Gerber. Tous droits réservés. Reproduction interdite.
lundi 31 décembre 2007
Par Patrick DUSSERT le lundi 31 décembre 2007, 20:55
Le voilà, le
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unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir : Vinovox
vendredi 16 novembre 2007
Par Patrick DUSSERT le vendredi 16 novembre 2007, 12:49
Voir le Classement Voir les Sélections de MILLESIMES
Château de
BRÉGANÇON Jean-François Tézenas 639, route de Léoube 83230 Bormes-les-Mimosas
Tél. 04 94 64 80 73 Fax. 04 94 64 73 47 e-mail : chbregancon@terre-net.fr
www.chateaudebregancon.com Au sommet. Vignoble de 50 ha (Cru Classé). Vaste
demeure du XVIIe siècle et ancienne ferme du marquisat de Brégancon, depuis
1816, le domaine se transmet de père en fils. Sol argilo-siliceux-minéral. Beau
Côtes-de-Provence cuvée Prestige rouge 2004 (50% Cabernet-Sauvignon et 50%
Syrah, 12 mois en barriques), de robe foncée, au nez puissant où se mêlent les
épices et les fruits rouges, ample et solide, riche en structure, à ouvrir sur
une daube. Le blanc cuvée Prestige 2005, issu des cépages Rolle (70%) et Ugni
blanc (30%), tout en finesse aromatique, au nez comme en bouche (pêche,
tilleul...), suave et complexe, d’une très jolie finale.
Château de CABRAN Jean-Louis Monzat de Saint-Julien et hoirie Christiane de Saint-Seine 83480 Le Puget-sur-Argens Tél. 04 94 40 80 32 Fax. 04 94 40 75 21 e-mail : cabran@wanadoo.fr Une référence avec leur Côtes-de-Provence rouge cuvée de la Vigne Haute 2005 (60% Mourvèdre et 40% Cabernet-Sauvignon), très bien élevé 16 mois en cuves et en barriques de chêne neuves pendant 6 mois, un vin de bouche charnue, de belle robe grenat, riche et structuré, au nez persistant où dominent des notes de cassis et de griotte, d’excellente évolution, à ouvir sur une daube. Leur autre Côtes-de-Provence rouge cuvée de la Muraille 2005 allie rondeur et structure. Très joli rosé cuvée du Pont Romain 2006 (40% Grenache, 25% Syrah, 25% Mourvèdre et 10% Cinsault), de belle teinte, tout en bouche, fruité, aux notes de framboise et de rose, à déguster sur des sardines grillées. Le blanc cuvée des Restanques, provenant d’une fermentation en fûts de chêne, est très charmeur, richement bouqueté, élégant, de bouche persistante.
Châteaux ELIE SUMEIRE Famille Sumeire Château Coussin Sainte-Victoire 13530 Trets Tél. 04 42 61 20 00 Fax. 04 42 61 20 01 e-mail : sumeire@chateaux-elie-sumeire.fr www.chateaux-elie-sumeire.fr Les vignobles Sumeire s’étendent sur 300 ha, avec un âge moyen de 30 ans. Labourage et travail à l’ancienne, puis des vendanges manuelles expliquent ce très beau Côtes-de-Provence Coussin Sainte Victoire rouge 2003, aux notes de cassis surmûri et de cuir, de bouche très corsée, de très bonne garde. Savoureux Coussin Sainte Victoire blanc 2005, avec ces arômes de fruits mûrs, de pain grillé et de fleurs, alliant nervosité et gras. Le rosé 2005 est d’un bel équilibre. À ses côtés, leur autre Côtes-de-Provence Château Maupague 2004, issu d’un terroir d’éboulis et de colluvions d’argiles ou de grès, de robe pourpre et profonde, avec ce nez intense de fruits rouges et d’épices aux accents de garrigue, de bouche très soyeuse et ample, parfaitement équilibré, idéal sur une bécasse. Le rosé est de belle teinte, à la fois souple et friand. Provenant de leur vignoble de Cuers, le Château L’Afrique rouge 2000 est superbe, charnu, de bouche parfumée, au nez de violette et de fruits rouges surmûris le tout dans une présentation particulièrement soignée.
Domaine HOUCHART Vignobles Jérôme Quiot Avenue Baron-le-Roy, BP 38 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 73 55 Fax. 04 90 83 78 48 e-mail : quiot.jeromevig@avignon.pacwan.net La famille Quiot (Châteauneuf-du-Pape Domaine du Vieux-Lazaret) possède cette propriété au pied de la Montagne Sainte-Victoire, située sur un plateau, au milieu d’un vaste épandage de cailloutis calcaires descendus de la montagne. Beau Côtes-de-Provence rosé (47% Grenache, 21% Syrah, 14% Mourvèdre, 18% Cinsault), d’une belle robe rose clair, aux arômes fruités de fraise, de pêche blanche, de pâte d’amande et une certaine minéralité due à son terroir particulier. Le Rouge 2004 (45% Grenache, 25% Syrah, 18% Mourvèdre...), dense et parfumé (cassis, poivre) est un vin aux tanins soyeux, aux notes d’épices.
Domaine du JAS D’ESCLANS Matthieu et Gwenaëlle De Wulf Route de Callas 83920 La Motte Tél. 04 98 10 29 29 Fax. 04 98 10 29 28 e-mail : mdewulf@terre-net.fr www.jasdesclans.fr Le domaine ( 50 ha, Cru Classé), mentionné dans les archives au XIIIe siècle, figure sur les cartes de Cassini de 1740. Le mot Jas est synonyme de Mas et de bergerie. Le terroir argilo-calcaire, caillouteux, est pauvre en humus. Très beau Côtes-de-Provence rouge cuvée du Loup 2004, élevé en barriques, un vin ferme et dense, au nez de cassis mûr, charnu, de robe pourpre soutenu, intense en bouche, aux tanins très structurés, qui demande d’être attendu un peu pour profiter de son potentiel réel. Joli rosé Jas 2005, d’une belle harmonie, un vin au nez intense et complexe, riche et tout en finesse, à déboucher sur des gambas. Beau blanc cuvée du Loup 2005, l’un des meilleurs dégustés cette année, avec des notes de noisette, avec un bel équilibre entre la fraîcheur, la rondeur et le fruité, un vin tout en nuances, très charmeur. Le tout a quand même été récompensé par 36 médailles aux différents concours en 3 ans dont 11 médailles en 2006, ce qui n’est pas rien, et conforte sa place dans notre Classement.
Château MAÏME Jean-Louis Sibran 83460 Les Arcs Tél. 04 94 47 41 66 Fax. 04 94 47 42 08 e-mail : maime.terre@wanadoo.fr www.chateaumaime.com Le vignoble s’étend sur 32 ha de vignes situées sur un terrain mica-schisteux en partie haute et argilo-sableux en partie basse. Beau Côtes-de-Provence cuvée Véronique rouge 2003, aux notes de cassis, de prune et d’épices, coloré, ferme, aux tanins riches et savoureux, qui commence à peine à s’ouvrir, de bouche soyeuse et intense. La cuvée Raphaëlle rouge 2005 (90% Syrah et 10% Carignan), coloré, souple et corsé à la fois, de bouche puissante aux nuances de griotte. Excellent blanc 2005, un vin de jolie teinte, très parfumé avec des nuances de pêche et de bruyère, ample, vraiment réussi comme ce rosé 2005, aux notes aromatiques de pêche et de groseille, long et équilibré, vif et velouté à la fois, d’un très bel équilibre et d’une ampleur aromatique très séduisante.
Domaine de la
MALHERBE Mme Ferrari Route du Fort-de-Brégançon 83230 Bormes-les-Mimosas Tél.
04 94 64 80 11 Fax. 04 94 71 84 46 e-mail :
chateaumalherbe@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/chateaumalherbe À la tête
des Premiers Grands Vuins Classés, dans les 3 couleurs, ce qui est rarissime.
Ici, face au fort de Brégançon, dans un site sauvage et unique, on savoure des
vins rares et splendides. Mme Ferrari, charmante, s’occupe de ses crus avec
passion et talent, secondée par l’efficace œnologue Jean-Jacques Coll, et le
contenant est à la hauteur du contenu puisque les vins sont présentés dans des
bouteilles d’un vert sombre qui préserve leurs robes délicates des
ultraviolets, avec un ruban cacheté à la cire (à la main), un habillage
personnalisé pour ces vins d’exception, tout en élégance, à l’image de leur
propriétaire. On s’attache à développer ici une politique qualitative extrême,
en laissant s’exprimer au mieux les grands cépages provençaux, qui, dans ce
contexte, prouvent qu’ils sont capables de rivaliser avec d’autres, plus
réputés (voir article Talent). Splendide Côtes-de-Provence Malherbe rouge 2004,
issu d’une longue fermentation avec pigeage, puis élevé en foudres de chêne,
très traditionnel, marqué donc par des cépages comme on devrait en voir plus
souvent, les remarquables Syrah (70%) et Mourvèdre (30%), un vin très typé et
charpenté, encore bien jeune, aux arômes de fruits cuits (cerise noire,
groseille...), de cannelle, légèrement poivré, riche et coloré, de belle teinte
grenat, dense au nez comme en bouche, à savourer sur un gigot. Le Malherbe
Blanc de blancs 2005 fait partie des très grands vins de France, issu d’un
pressurage direct en grains ronds des cépages typiques Rolle, Sémillon et Ugni
blanc, élevé sur lies fines, d’une grande complexité d’arômes où s’entremêlent
des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, harmonieux en bouche, opulent
et suave, et d’une grande finale, parfait sur une viande blanche comme sur un
homard. Exceptionnel Malherbe rosé (40% Tibouren, 40% Cinsault et 20%
Grenache), provenant d’une courte macération après éclatement des raisins, un
vin marqué par une formidable suavité, gras et parfumé, d’une grande intensité
aromatique au nez où dominent les fruits mûrs, la rose et la pivoine, puissant,
d’une grande persistance en bouche, toujours hors normes. Autre richesse de la
propriété, ce Pointe du Diable rosé 2004 (50% Cinsault, 40% Grenache et 10%
Cabernet, par saignée après courte macération), un vin très bien équilibré,
d’une belle harmonie, tout en fruité et en finesse, souple, aux arômes de
fleurs et de fruits secs. Le Pointe du Diable rouge 2003 (60% Syrah et 40%
Grenache, élevage en foudres de chêne), de belle robe grenat, aux notes de
truffe et de mûre, allie charpente et souplesse en bouche, un vin aux tanins
riches. Exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir, qui ferait rougir d’autres
crus plus connus et beaucoup plus chers. Du très grand art.
LES CELLIERS DE
RAMATUELLE 83350 Ramatuelle Tél. 04 94 55 59 05 Fax. 04 94 55 59 06
e-mail : cellier-de-ramatuelle@wanadoo.fr www.cellier-de-ramatuelle.com
Leur vignoble couvre 440 ha dont 360 qui produisent des Côtes-de-Provence. Beau
Côtes-de-Provence rouge La Soyeuse de Ramatuelle 2004, élevé en fûts de chêne,
dense, aux arômes de fruits cuits et d’épices, riche et coloré, de belle teinte
grenat, dense et puissant au nez comme en bouche, d’excellente garde comme le
prouve le 2003. Séduisant blanc 2004, où se mêlent des notes d’amande et de
chèvrefeuille, de bouche complexe, d’une jolie persistance, un vin suave, à
ouvrir sur des crustacés. Très joli rosé La Soyeuse de Ramatuelle 2005, sec et
suave à la fois, l’un des meilleurs de l’appellation, floral, distingué,
alliant finesse et structure, idéal sur une cuisine légèrement épicée.
Château RASQUE
Gérard Biancone Route de Draguignan 83460 Taradeau Tél. 04 94 99 52 20 Fax. 04
94 99 52 21 e-mail : chateaurasque@vinsdusiecle.com
www.vinsdusiecle.com/chateaurasque À la tête des Premiers Grands Vins Classés,
et toujours dans les 3 couleurs. “Notre atout, c’est notre terroir, précise
Gérard Biancone, nous sommes sur les derniers plissements alpins et nos sols où
le fer n’était pas encore apparu à l’époque du secondaire sont des terroirs
très propices et favorables aux blancs et aux rosés. Nous cultivons l’ensemble
des sols à l’outil “à l’ancienne”, nous “chaussons” puis “déchaussons” au
printemps, pour laisser ces sols des hauts plateaux du Var s’exprimer au mieux.
Des sols argilo-calcaires à forte dominante calcaire, qui présentent un aspect
rocailleux. C’est ce qui confère ce caractère opiacé à nos vins, cette belle
finale poivrée. L’altitude de nos vignes est aussi un atout qualitatif, nous
nous situons entre 250 et 300 m d’altitude et sommes ainsi dégagés de toutes
les entrées marines, l’environnement est donc très sec. Grâce au fait d’être en
coteaux et en collines dominantes nous avons la chance que nos vignes soient
ventilées en permanence, ce qui permet d’obtenir des raisins très sains de
façon plus naturelle. Dans l’extension de Rasque, nous avons acheté Puyloubier,
une propriété au pied de la Montagne Sainte-Victoire, où nous produisons des
rouges et des blancs, et le Domaine de l’Hermitage Saint-Pons à Figanières,
tout près de Draguignan, de 24 ha de vignes, où nous produisons exclusivement
des rosés. Nous sommes heureux d’atteindre l’objectif que nous nous étions fixé
il y a déjà 20 ans : produire des vins de qualité qui expriment le terroir
provençal.” Superbe Côtes-de-Provence rouge Pièce Noble 2003, issu pour 60% de
Syrah et 40% de Grenache (vinification traditionnelle et mise en foudres de
chêne durant 13 mois), un grand vin charmeur et volumineux, avec des notes de
violette et de réglisse, riche en couleur, classique et concentré, alliant
finesse et structure, ample, de très bonne garde. Superbe rosé cuvée Alexandra
2005 (50% Grenache sur sol argilo-calcaire très caillouteux et 50% Cinsault sur
sol argilo-calcaire), d’une couleur très délicate, un vin très fin, sec et gras
à la fois, avec une belle robe rose pivoine et des arômes fins de fruits
exotiques qui développent au palais beaucoup d’élégance, tout en bouche.
Exceptionnel Blanc de blancs 2005, marqué par son terroir et son cépage Rolle
(sur sol argilo-calcaire très caillouteux, macération à froid pendant 4 à 6
heures, fermentation à basse température pendant 8 à 12 jours), présenté dans
une bouteille très raffinée, un vin ample, charmeur, d’un bel or vert, fruité
aux accents de citron et d’agrumes, avec ces nuances de fleurs blanches et de
miel d’acacia, est de bouche puissante et persistante, très élégante.
Domaine de RIMAURESQ William Wemyss Route Notre-Dame-des-Anges 83790 Pignans Tél. 04 94 48 80 45 Fax. 04 94 33 22 31 e-mail : rimauresq@wanadoo.fr www.rimauresq.fr Domaine (Cru Classé) de 36 ha d’un seul tenant, âge moyen de la vigne 40 ans, sol schisteux et cristallin avec des parties sablonneuses ou caillouteuses, terres acides avec peu de matière organique. Excellent Côtes-de-Provence blanc 2004, très marqué par le Rolle (90% et 10% Ugni blanc), d’une rondeur agréable, tout en finesse aromatique (fleurs fraîches, tilleul...), complexe au nez comme en bouche, à ouvrir avec un poisson de source. Puissant “R” de Rimauresq 2001, de robe grenat soutenu aux reflets carmin, un vin avec beaucoup de structure, dense en bouche, très harmonieux, au nez où prédominent les fruits macérés, aux tanins riches. Le rouge Classique 2003 est riche en couleur, corsé, charpenté, qui sent bon les fruits mûrs et les sous-bois, à déboucher sur une pintade rôtie.
Domaine de la ROUILLÈRE Presqu’île de Saint-Tropez Route de Ramatuelle 83580 Gassin Tél. 04 94 55 72 60 et 04 94 79 20 60 Fax. 04 94 55 72 61 e-mail : contact@domainedelarouillère.com www.domainedelarouillere.com Domaine de 40 ha de vignes. Très séduisant Côtes-de-Provence rouge Grande Réserve 2003, de jolie robe pourpre intense, puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, aux notes de fruits rouges mûrs caractéristiques (griotte). Tout en bouche, le Grande Réserve blanc 2004 est un vin fin, où la suavité vient épauler une finale aromatique, très réussi comme ce Grande Réserve rosé 2005, aux nuances d’agrumes, tout en fraîcheur.
Domaine
SAINT-JEAN DE VILLECROZE M. Carouso 83690 Villecroze Tél. 04 94 70 63 07 Fax.
04 94 70 67 41 e-mail : contact@domaine-saint-jean.com
www.domaine-saint-jean.com Au sommet, également. Le domaine s’étend sur 80 ha
de collines recouvertes de vignes et d’oliviers, de forêts de pins parasols et
de chênes truffiers. Le vignoble de 46 ha, sous culture biologique depuis 3
ans, est constitué de 3 sites distincts (2 sur l’aire d’appellation des
Coteaux-Varois, le 3e sur celle des Côtes-de-Provence). Vous aimerez comme nous
ce beau Côtes-de-Provence rouge 2004, marqué par son Cabernet-Sauvignon, de
belle robe soutenue, aux notes de mûre et d’épices, alliant charpente et
souplesse en bouche, aux tanins riches, auquel il faut laisser le temps de se
fondre, à ouvrir avec un gigot à la ficelle. Coup de cœur encore pour le rosé
2005, l’un des meilleurs dégustés cette année dans l’appellation, distingué, de
belle teinte, légèrement épicé, de bouche charnue et persistante, vraiment très
agréable. Le blanc 2005 est dans la lignée, a des arômes d’agrumes frais, un
vin de bouche persistante, suave et puissant, d’une très belle finale
aromatique, vraiment savoureux, à déboucher aussi bien sur un bar que sur du
veau grillé. Nombreuses médailles reçues et méritées, et un remarquable rapport
qualité-prix-plaisir.
Château SAINT-MAUR M. Patricot Route de Collobrières 83310 Cogolin Tél. 04 94 54 63 12 Fax. 04 94 54 00 63 e-mail : chateau.saint-maur@wanadoo.fr www.chateausaintmaur.com Toujours très bien classé. Cette propriété familiale depuis 4 générations s’étend sur 75 ha. Beau Côtes-de-Provence rouge cuvée Excellence 2003, un vin de couleur soutenue, au nez de cassis et d’épices, aux tanins mûrs et puissants à la fois, bien ferme, un vin qui supporte une cuisine bien relevée. Savoureux rosé 2005, tout en subtilité, friand et souple, très réussi comme ce blanc, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes persistantes de fruits mûrs et de chèvrefeuille.
Domaine LA SANGLIÈRE Rémy et Olivier Devictor 3886, route de Léoube 83230 Bormes-les-Mimosas Tél. 04 94 00 48 58 Fax. 04 94 00 43 77 e-mail : remy@domaine-sangliere.com www.domaine-sangliere.com Une place très enviable dans le Classement pour ce domaine de 42 ha, idéalement situé. On se fait vraiment plaisir avec ce Côtes-de-Provence cuvée Prestige rosé 2005, au nez de rose et de garrigue, délicat, franc, développant en bouche des arômes puissants de fruits frais, une touche épicée, un vin ample et fruité. Le blanc Prestige 2005 est tout aussi séduisant, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs (pêche, mangue) et de bruyère, harmonieux en bouche. Remarquable rouge 2004, au nez de fruits mûrs, de bouche à la fois puissante et ronde, aux tanins fermes et enrobés, parfait sur une daube.
Domaine de la SAUVEUSE José Salinas Grand Chemin Vieux 83390 Puget-Ville Tél. 04 94 28 59 60 Fax. 04 94 28 52 48 e-mail : info@sauveuse.fr Incontestablement au sommet. Le domaine a adopté intégralement le mode de production biologique afin d’obtenir la certification Ecocert. On ne peut qu’apprécier son Côtes-de-Provence cuvée Carolle 2004, élevé 12 mois en barriques, riche et coloré, aux arômes de fruits mûrs et d’épices, aux tanins souples et bien présents à la fois, où prédominent en bouche la groseille confite et l’humus, un vin qui mérite un peu de patience pour profiter de son potentiel réel. Le Côtes-de-Provence cuvée Philippine 2004 est coloré, un vin corsé, aux tanins fondus, au nez dominé par la griotte, la réglisse et l’humus, d’évolution prometteuse. À leurs suites, cet excellent rosé cuvée Carolle 2005 (Syrah, Cinsault et Grenache, issu d’une macération pelliculaire, un vin de saignée), au fruité concentré, avec des nuances de pêche, d’abricot, et une note épicée, de teinte soutenue et de bouche savoureuse, à ouvrir sur un couscous. Le blanc cuvée Carolle 2005 est issu de macération pelliculaire longue, un assemblage de Rolle et d’Ugni blanc et d’un élevage sur lies en barriques neuves de chêne avec des bâtonnages fréquents, dense et parfumé, frais et suave à la fois, un vin qui dégage de subtils arômes d’amande et de tilleul, tout en harmonie, ample, d’une jolie finale, à déboucher sur une rascasse.
Domaine des TOURNELS Laurent Bologna 83350 Ramatuelle Tél. 04 94 55 90 90 et 04 94 55 90 80 Fax. 04 94 55 90 99 Classé 1er Grand Vin. Un domaine de 60 ha de vignes. Beaucoup apprécié ce Côtes-de-Provence rouge Hauts des Tournels 2000, racé et concentré, à dominante de fruits rouges surmûris et de sous-bois, un vin très riche, aux tanins puissants et mûrs à la fois, de très bonne évolution. Beau rosé cuvée Spéciale 2005, aux nuances de fleurs et d’épices, associant richesse et souplesse, de bouche fruitée, parfait sur des rougets. À la suite, la cuvée Spéciale blanc 2005 est un vin épanoui, légèrement épicé, de robe légère, avec ce nez de fleurs fraîches, associant nervosité, suavité et belle finale au palais, une réussite.
jeudi 8 novembre 2007
Par Patrick DUSSERT le jeudi 8 novembre 2007, 10:04
Mes sélections (voir celles de MILLESIMES) sont sévères cette année, tant il y a des crus trop chers et d’autres à des prix déments dans la région, difficilement cautionnables désormais, souvent “ciblés” pout l’export, intelligemment délaissés en France comme en Belgique. En fait, ce n’est pas un problème de prix, mais bien de rapport qualité-prix. Une bouteille simplement “bonne” à 30 e (minimum) ce n’est plus acceptable, voilà tout ! Et, connus, anciens, réputés ou non, il s’agit vraiment de faire attention à certains noms dans la région pour ne pas se faire avoir. La notoriété, comme à Bordeaux, ne suffit plus.
Pourtant, les vins de Bourgogne que vous allez retrouver dans le Guide cette année méritent leurs prix, à 10 e comme à 25 e, à 50 e comme à 100 e, certains dépassant même cette limite pour l’extraordinaire millésime 2005, où la demande est mondiale. Il suffit de comparer leur qualité intrinsèque à d’autres vins de mode totalement surcotés que l’on trouve en Languedoc, dans la Vallée du Rhône et à Bordeaux pour s’en assurer.
La force des terroirs est omniprésente, et on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du terroir associé à une convivialité exemplaire, et c’est ce qui compte ici, tant cela peut manquer dans d’autres régions. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre. On partage un moment (et on boit un “canon” en même temps) avec ces vignerons talentueux et passionnés, souvent très discrets, mais avec lesquels on partage, quand on les connaît, une convivialité rare.
Ici, il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus grands vins rouges du monde (Lamarche, d’Angerville, Trapet, Moillard, Rebourseau, Bourrée…), ou blancs bien sûr, tant cette catégorie ne supporte pas de comparaison (Clos des Perrières, Ampeau, Antonin Guyon, Tremblay, Pinson ou Laroche à Chablis…); d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour leur rapport qualité-prix-typicité (Blondeau-Danne, Prunier, Laleure-Piot, Marey, Doudet-Naudin, Audoin, Chevillon…), et enfin un véritable vivier de crus qui méritent une commande, que l’on retrouve notamment dans la catégorie des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans l’ensemble des appellations.
Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente.
Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot noir ou Chardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ? Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands Crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons. Globalement, les Grands Crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers Crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle.
Bien entendu, ici comme ailleurs, quelques producteurs élèvent des vins trop “travaillés” (et bien chers) où le fût neuf est employé à l’extrême, ce qui n’est pas pour arranger le Pinot noir notamment, qui demande de la finesse. Il en va de même pour certains blancs, où la barrique (et tout le baratin que l’on va vous raconter) ne remplace pas le terroir...
Mes Classements 2008 vous permettent de faire le point, en tenant compte qu’il existe une véritable hiérarchie interne à chaque catégorie et qu’il ne faut pas comparer, bien sûr, un classement d’une appellation à celui d’une autre appellation.
lundi 22 octobre 2007
Par Patrick DUSSERT le lundi 22 octobre 2007, 22:04
Cela fait 28 ans (vous lisez bien, mais c’est vrai que j’ai débuté
bien jeune dans ce monde envoûtant du vin) que j’écris, goûte, écoute, apprécie
tel ou tel, rigole d’un autre, oublie untel, etc…
En fait, j’ai de la mémoire. Elle me fait respecter les fidèles, sourire de quelques-uns, savoir ce que certains font de leur vin (ou y mettent), et ranger ces cases dans ma tête comme il le faut pour les réactiver.
J’ai connu, et connais, pas mal de monde : des hommes (et des femmes, bien sûr) formidables, dont la relève n’a jamais (hélas) été assurée, le saut des générations (vous savez : celle qui crée, celle qui gère, la troisième qui dilapide) étant souvent bien réel, d’autres inintéressants, d’autres encore, passionnés et passionnants, avec qui c’est toujours un plaisir de “boire un canon”, plus de 20 ans après, etc.
La puissance du Guide, de Millésimes et désormais notre présence sur Internet (*) font bien sûr des envieux, mais il semble que cela soit typiquement français. Les dés étaient pourtant bien jetés.
En fait, à la cinquantaine, le bilan et les projets sont clairs : je n’ai pas failli à mon instinct profond de défendre encore et toujours les hommes et les femmes, du plus grand au plus modeste, qui sont attachés, comme moi, comme mon équipe (ma famille, devrais-je écrire), à extraire de leur terroir une quintessence à la fois naturelle et spirituelle, loin des artifices et des modes passagères. Si j’aime le vin, j’aime aussi ceux qui l’élèvent, je pense à eux quand je débouche leur bouteille, je partage ce plaisir, et c’est ce qui compte. Les “frimeurs”, les vins marchands, les produits “putassiers”, je les combats ou j’y suis indifférent, voilà tout.
Aujourd’hui, donc, nous confortons et renforçons, comme nous l’avons toujours fait (l’audace du 1er Guide de ce genre comme celle d’avoir investi sur le net, bien avant les autres) Millésimes et le Guide (sa prochaine édition sera “dure” sur le plan éditorial, assortie d’une maquette moderne que la direction d’Albin Michel et moi-même avons approuvée avec enthousiasme), nous poursuivons notre développement dans ce média fondamental, Internet, où nos “concurrents” ne risquent pas de rattraper ce que nous avons réalisé (**). Le site de Millésimes est déjà l’un des plus importants dans son domaine, et nous allons le traduire en langue américaine, tout d’abord, puis, certainement, en langue espagnole, ce qui nous donnera une dimension mondiale, une présence sur tous les continents, et un lectorat potentiel de plusieurs centaines de millions d’internautes, ce qu’aucune édition “papier” ne peut envisager. Des faits, pas des paroles !
Et puis, cette année, je vais -enfin- prendre le temps d’écrire mes romans, en tout cas au moins un, toujours édité chez Albin Michel, confiance oblige. Des livres dont le synopsis se trame depuis longtemps. Bien sûr, il y aura, dans l’un, une part importante de ma conscience (le monde de la terre qui m’est cher devrait y avoir sa place, indirectement certes), et, dans l’autre, le script (mais je ne vous dévoilerai pas grand chose) s’oriente vers un thème qui m’est tout aussi intime, les grandes civilisations antiques, une saga, historique mais bien actuelle, où l’Orient rejoindra l’Occident. En fait, l’année 2007, devra donc m’occuper à temps plein.
En parallèle, profitons de ce nectar que sait être le vin, où, comme en littérature, l’esprit rejoint la matière… Il y a un millier de vignerons exceptionnels dans ce numéro, à qui nous sommes fidèles, et qui nous le rendent bien, et cela vaut tous les écrits du monde.
Acheter Millésimes en direct
Acheter le Guide
jeudi 18 octobre 2007
Par Patrick DUSSERT le jeudi 18 octobre 2007, 10:16
Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les voitures à Paris, les vins Californiens, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), Ségolène Royal, BHL, Clearstream, la TVA des restaurateurs, les ministres, l'iPhone, Vuitton, les Echecs, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé, Bayrou ou Jospin), Ibiza, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Cervantes, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Parker, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Vargas Llosa, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, le Champagne, l'astronomie, les grèves, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?
mercredi 17 octobre 2007
Par Patrick DUSSERT le mercredi 17 octobre 2007, 19:53
Voir notre Concours
jeudi 4 octobre 2007
Par Patrick DUSSERT le jeudi 4 octobre 2007, 21:48
Incontestablement au sommet. Viviane et Alain Fertal, chaleureux et passionnés,
peuvent se targuer de collectionner les récompenses pour leurs 2 crus, qu’ils
élèvent avec un talent indéniable et ont hissé dans le peloton de tête des
grands liquoreux. Le vignoble s’étend sur 10 ha, sur un sol argilo-calcaire
(Sémillon, Sauvignon et Muscadelle, âge moyen des vignes 50 ans). Superbe
Loupiac Château Les Roques 2004, de belle robe brillante, avec des nuances de
fruits macérés et de narcisse, très onctueux en bouche, de lente évolution.
Beau 2003, aux senteurs persistantes, avec des notes de fruits confits et de
rose, gras, un vin qui demande un peu de patience. Le 2002 est une vraie
réussite, bouche suave, tout en subtilité d’arômes, de belle teinte dorée, aux
nuances de fruits bien mûrs, avec des notes de tilleul et d’abricot. Superbe
2001, très classique, d’une belle robe dorée avec un nez de fruits secs
grillés, complexe et très gras en bouche, avec un boisé bien fondu, parfait à
déguster à l’apéritif. Le 99 est remarquable, d’une très belle couleur, aux
arômes de fruits blancs et de genêt, avec en bouche des notes subtiles de pain
d’épices et de rose, d’une grande persistance, associant charme et puissance.
Leur Sainte-Croix-du-Mont Château du Pavillon est dans la lignée, très parfumé,
au nez à dominante d’acacia et de pain grillé, avec des notes de fleurs et de
fruits mûrs en bouche, d’une grande fraîcheur, d’une longue finale.
dimanche 23 septembre 2007
Par Patrick DUSSERT le dimanche 23 septembre 2007, 23:18
Par Patrick DUSSERT le dimanche 23 septembre 2007, 17:15
Vous savez que je suis peu soucieux des critiques, mais, à des moments, il faut remettre les choses et certains à leur place. On est donc vraiment désolé pour les "concurrents", qui n'arrêtent pas de gloser et ne se gênent pas -eux- pour nous critiquer, même si, on le sait, on ne peut être jaloux que des réussites ou des "institutions".
Bref, sur le 1er et unique réseau mondial d'informations, Internet, il n'y en a que pour Patrick Dussert-Gerber et nos sites qui ramènent au Guide Dussert-Gerber des Vins de France (Albin Michel).
AUCUN AUTRE GUIDE REEL "PAPIER" est avant nous ! En plus, tous nos sites renvoient à MILLESIMES ou aux CLASSEMENTS, directement consultables sur le Net.
Quand un internaute veut acheter ou consulter un guide sur les vins, il tape instinctivement "guide des vins" ou "guide du vin". Pas de Hachette ni de Parker, ni de Bettane, ni de machin ou de truc. On a fait le test, et cela devrait calmer certains :
1/. Google (le 1er, de très loin, plus de 89% du marché, voir : http://barometre.secrets2moteurs.com) - Quand on tape "guide des vins", sur Google, c'est pire pour nos amis, on est en pole position sur 2,7 millions de liens - Avec "guide du vin", on est en 8e position sur plus de 4,2 millions de résultats
2/. Yahoo - Avec "guide des vins", on est en 2e, 3e et 7e positions, sur plus de 4,3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", nous sommes présents 4 fois sur la 1ère page devant plus de 7,1 millions de sites : 2e, 4e, 8e et 10e
3/. Live Search/msn (Microsoft) - Avec "guide des vins", on est en 1ère position sur près de 388.000 résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 2e, 7e et 8e positions sur plus de 540 000 résultats
4/.Vo ila (Orange) - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 7e positions sur près de 1,3 millions de résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 7e et 8e positions sur plus de 1 million de liens
5/. Altavista - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 6e positions sur plus de 4.3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", on est en 2, 3e, et 3e positions sur plus de 7,3 millions de résultats
Evidemment, je ne me suis contenté que des résultats de la 1ère page des moteurs de recherche, mais qui va consulter la 3e ou la 1500e ?
mardi 11 septembre 2007
Par Patrick DUSSERT le mardi 11 septembre 2007, 08:32

Depuis plus d’un siècle, le Domaine de la Paleine a porté loin les couleurs des vins de Saumur et du Puy Notre Dame. C’est aujourd’hui Marc et Laurence Vincent, amoureux de la Loire, qui président aux destinées de la propriété. Patrick Nivelleau continue de vinifier les différentes cuvées du Domaine.
Voir son Classement :
En rouge : http://www.millesimes.fr/val_de_loire_.php
En blanc : http://www.guidedesvins.com/val_de_loire_blancs.php
Les 32 hectares du vignoble sont principalement plantés de Chenin et de
Cabernet Franc et son terroir est argilo-calcaire. Sous le domaine, 1,5 km de
galeries creusées dans le Tuffeau. Là, à 12°C, s’épanouissent tranquillement, à
l’abri de la lumière, les vins de la Paleine. Les vignes sont enherbées afin
d’inciter la vigne à plonger au plus profond du Tuffeau. Cette roche calcaire
unique est une véritable éponge, elle absorbe les excès d’eau l’hiver pour les
restituer parcimonieusement lorsque la vigne en a besoin. C’est de là que vient
la typicité des vins du Domaine de la Paleine. Des vins structurés mais souples
et fruités. Afin d’aller encore plus loin dans l’expression du terroir,
l’utilisation de produits de synthèse est extrêmement limitée. La vendange se
réalise aux 2/3 manuellement et s’effectue par tries successives pour les
blancs. Patrick Nivelleau vinifie en cuves thermo-régulées et l’élevage se fait
pour partie dans des fûts de chêne selon les cuvées. Le remarquable cépage
Chenin s’exprime à souhait et produit ici de grands vins blancs secs aux arômes
de fruits frais, de fleurs et de noisette, ainsi que des Saumur Brut.
Particulièrement bien adapté à ce terroir argilo-calcaire, le Cabernet Franc
produit des vins fruités et souples très appréciés dans leur jeunesse mais qui
savent aussi être d’excellente évolution. Des vins de belle robe intense, très
équilibrés au nez comme en bouche, au nez subtil de fruits à noyau, légèrement
épicés, tout en bouche, riches en couleur comme en matière, à dominante de
rondeur. Le Domaine de la Paleine élève dans ses caves plus de 100 000
bouteilles de millésimes et d’appellation Saumur différentes. Il fait partie de
ces rares structures à taille humaine à élaborer elle-même ses Méthodes
Traditionnelles et à les laisser s’affiner sur lattes pendant 3 ans afin
d’obtenir une bulle particulièrement raffinée, ce qui explique le haut niveau
qualitatif des cuvées. Le Saumur brut blanc est de mousse légère, au nez de
pêche, ferme et suave, très fin, persistant, tout en harmonie. Le Saumur rosé
est savoureux, très bien équilibré, de mousse fine et persistante, d’une belle
ampleur en bouche, tout en fruité et finesse, aux arômes délicats de rose et de
framboise. Au cœur du Val de Loire, à deux pas de la magnifique collégiale du
Puy-Notre-Dame, le Domaine de la Paleine vous accueille tous les jours et le
week-end sur rendez-vous pour vous faire déguster sa gamme de vins de Saumur.

vendredi 7 septembre 2007
Par Patrick DUSSERT le vendredi 7 septembre 2007, 19:43
LES GRANDS VINS SONT UNIQUES 
Si la force des terroirs est omniprésente ici, on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du vin associé à une convivialité exemplaire. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre, même si on sait aussi très bien le vendre. Il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus grands vins rouges du monde, ou blancs bien sûr, tant cette catégorie ne supporte pas de comparaison, d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour leur rapport qualité-prix-typicité, et enfin un véritable vivier de crus qui méritent une commande, que l’on retrouve notamment dans notre catégorie des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans l’ensemble des appellations. Bien sûr, la complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron peut posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares...) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est incontournable. Les Classements permettent donc de faire le bon choix.

Voir le palmarès 2007 : http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=BOURGOGNE&rech2=COTE-DE-NUITS&rech4=Y
Le Classement : http://www.guidedesvins.com/bourgogne_rouges.php
Et nos coups de cœur hebdomadaires : http://www.guidebourgogne.com/
mardi 28 août 2007
Par Patrick DUSSERT le mardi 28 août 2007, 20:47
Gagnez des bouteilles :
Par Patrick DUSSERT le mardi 28 août 2007, 20:04

Quand on débouche une bouteille de vin, à n’importe quel prix, on doit surtout -pour en profiter pleinement- adapter les mets qui lui conviennent le plus. Historiquement, le vin a toujours été lié avec la gastronomie des régions. Si l’on fait un vin rouge puissant et épicé en Languedoc ou dans le Rhône, c’est, par exemple, une réponse à la multitude de préparation de gibiers dans ces régions, qui demandent des vins riches et corsés. Autre exemple : le velouté des vins blancs bourguignons et leur persistance d’arômes, qui leut permet de "coller" parfaitement aux viandes blanches à la crème...
Voir aussi :
http://patrick.dussert-gerber.com/laccord-ideal-des-vins-et-des-mets-du-monde
Et aussi :
http://www.millesimes.fr/accords-vins-mets.php
L’Alsace
L’Alsace est l’exemple caractéristique des grandes régions vinicoles et gastronomiques françaises où le mariage des vins et des mets peut surprendre le plus. Bien sûr, on connaît les spécialités du pays, les choucroutes, les fromages, les charcuteries ou le kouglof, et l’intensité aromatique des grands crus, alliant finesse et richesse en bouche. On se doute bien qu’un vin d’Alsace se déguste aussi avec des crustacés ou des fruits de mer mais on oublie parfois l’extraordinaire osmose d’un Muscat avec des asperges, par exemple.
Les vins peuvent se boire pratiquement tout au cours d’un repas. Sur la choucroute (Riesling), avec une sole meunière (l’Alsace est riche également de poissons de rivière), avec des crustacés. Plus original, le fameux “poulet au Riesling”, une blanquette de veau à l’ancienne. La puissance de son bouquet et sa persistance aromatique en bouche place le Gewurztraminer comme un apéritif idéal. Il est superbe (comme le Pinot Gris) avec un pâté en croûte ou une terrine de foies blonds, ainsi que sur la tarte flambée. Les Vendanges Tardives se savourent sur un foie gras d’oie d’Alsace, au naturel ou en brioche, et sur des fromages forts comme le maroilles, le munster ou le roquefort.
Le beaujolais
Il y a deux façons de déguster les crus du Beaujolais : dans leur jeunesse, en profitant de leur couleur et de leur fruité avec des charcuteries, des rillons, des fromages à pâte molle ou une viande rouge grillée (les Beaujolais-Villages, les crus de Brouilly, Côte-de-Brouilly, Chiroubles et Saint-Amour sont parfaits), ou parvenant à maturité, notamment les crus plus charpentés, c’est-à-dire avec un minimum de quatre à cinq années d’évolution, sur une cuisine plus élaborée. - Fleurie, Juliénas. Très parfumés, à dominante de fruits rouges et de sous-bois, à présenter avec une oie farcie, un fromage bleu (Auvergne ou Bresse), ou un gibier (perdrix). - Chénas, Morgon, Moulin-à-Vent, Régnié. Bouquetés et denses, parfaits sur une terrine de gibier, du jambon fumé ou un foie de veau. Le bordelais - Médoc et Haut-Médoc. Des vins riches et souples à la fois, de belle couleur, parfumés, équilibrés, de bonne garde. Ils se goûtent avec toutes les viandes rouges dont la fameuse entrecôte bordelaise cuite sur les sarments, et plus le millésime est ancien, parvenu à sa maturité, avec des plats complexes, gibiers, civets ou de l’agneau. - Margaux. Prédominance à l’élégance et la structure. Un vin concentré dans sa jeunesse, au nez subtil, qui a besoin de temps pour donner toute sa finesse. En dehors des viandes rouges, le gibier à plume. - Moulis et Listrac. De l’agneau, des viandes rouges, avec une prédominance pour un foie de veau sur un millésime à maturité, ou des ramiers aux cèpes en cocotte qui s’accordent bien avec le “moelleux” du vin. - Saint-Estèphe. Puissant et concentré dans sa jeunesse, un très grand vin typé qu’il faut aussi savoir attendre, intense, à savourer avec une viande en sauce ou une bécasse. - Graves. En blancs, les vins, alliant finesse aromatique et persistance en bouche, s’associent à un veau en sauce ou une alose. Les rouges, bien typés, allient richesse et distinction sur du veau rôti, de l’agneau ou un gigot à la ficelle. - Fronsac et Canon-Fronsac. Des vins corsés et chaleureux, légèrement épicés, qui s’accordent bien avec un curry de mouton ou de l’agneau rôti. - Lalande-de-Pomerol. Couleur, concentration aromatique et onctuosité en bouche en font un vin qui se déguste avec la plupart des viandes, un magret de canard ou de l’agneau en croûte. - Lussac, Montagne et Puisseguin-Saint- Émilion. Bonne matière tannique, rondeur et bouquet. Idéal sur de l’agneau au four, des brochettes de canard ou un curry de mouton qui fait ressortir le caractère épicé du vin. Sur un vieux millésime, des mets plus riches comme un canard farci, un curry et les civets. - Saint-Émilion. Parfumé, corsé, un vin dense et ferme, pour viandes rôties et gibier à plume. - Pomerol. Ces vins riches, puissants en arômes comme en structure, denses et veloutés en bouche “collent” avec la plupart des gibiers et les truffes, dont on retrouve les arômes dans le vin. Essayez les œufs à la broche aux truffes fraîches. - Premières-Côtes-de-Blaye, Côtes-de-Bourg, Premières-Côtes-de-Bordeaux et Côtes-de-Castillon. Colorés, alliant charpente et rondeur en bouche, les Côtes-de-Bourg se marient avec du veau (sans sauce), de l’agneau, des magrets de canard et la plupart des gibiers à plume pour les vins parvenus à maturité. Le caractère légèrement épicé de ces crus les prédispose à un curry de poulet par exemple, des viandes en sauce légère ou des rognons. - Barsac et Sauternes. Pour profiter de leur richesse et de leur typicité, à l’apéritif. Plus conventionnel, sur un foie gras, pour un millésime assez jeune, et sur un dessert pas trop sucré comme une tarte aux framboises. Plus rare, la lamproie, et des ris de veau à la crème. - Loupiac. Plus souple, plus fruité, un vin tout en nuances aromatiques, onctueux, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux de Sauternes. - Entre-Deux-Mers. Francs, légers, fruités, des vins blancs secs surprenants par leur rapport qualité-prix, à découvrir sur les fruits de mer et les crustacés. - Bordeaux Supérieur. Souples et colorés, alliant charpente et bouquet, les vins se goûtent avec toutes les viandes rouges, mais aussi, pour des millésimes plus évolués, sur une escalope de veau ou un navarin de mouton.
La Bourgogne
- Auxey-Duresses. Si le blanc est parfait avec les poissons de rivière ou une volaille, le rouge, riche, bouqueté, tout en bouche, s’accorde bien à la plupart des viandes rouges ou aux gibiers. - Chablis. Ampleur, suavité, vivacité et persistance aromatique pour ces crus de Chablis, à déguster sur des poissons de rivière, des langoustines flambées ou une côte de porc charcutière. - Chambolle-Musigny. Charme, puissance, finesse, couleur et concentration aromatique prédominent. Idéal sur un dindonneau à la broche ou une bécasse. - Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet. Bouquetés, secs et suaves à la fois, de beaux vins tout en persistance aromatique, pour les poissons et les viandes blanches cuisinées. - Corton-Charlemagne. Il se savoure avec un turbot poché, un veau Orloff ou une dinde aux marrons, un foie gras au naturel ou du caviar. - Côte-de-Beaune et Hautes-Côtes-de-Beaune. Bouquet et souplesse en bouche en font un rouge à boire sur un poulet rôti ou un jambon, du rosbif froid et un saint-nectaire. - Fixin. Solide et coloré, un Fixin se goûte fort bien avec une palombe, un coq au vin, voire un curry de mouton. - Mâcon. Une escalope (ou une langue) de veau et des poissons grillés pour le blanc, le gibier à plume pour le rouge qui s’accorde également avec une raclette. - Mercurey. Le rouge, ferme et fruité, d’excellente évolution, se goûte avec des beignets d’aubergines, une perdrix au chou ou un reblochon. - Meursault. Riche, parfumé, suave en bouche, un Meursault jeune se boit avec des ris de veau ou une dinde aux marrons. À maturité, il lui faut une blanquette de veau, des morilles à la crème ou des quenelles de brochet. - Nuits-Saint-Georges. Alliant charpente et finesse aromatique, ces vins s’accommodent d’un ragoût d’agneau, d’un civet de lapin, de grives ou d’un bourguignon. - Pommard. Solide et coloré, un grand Pommard se savoure sur des mets subtils et puissants à la fois, comme une palombe, une poule au pot, les viandes en sauce et le gibier. - Pouilly-Fuissé. Idéal sur un saumon grillé, des ris de veau, une poularde en croûte de sel ou des quenelles de brochet. - Rully. Le rouge s’accorde bien avec un jambon de sanglier, un canard farci ou le gibier. Le blanc avec tous les poissons. - Santenay. Sa structure lui permet de se marier avec la plupart des gibiers et les ragoûts (daubes). Idéal dans sa jeunesse avec une épaule d’agneau boulangère. - Vosne-Romanée. Concentration aromatique et velouté demandent un pintadeau en sauce, un poulet sauté aux morilles ou un râble de lièvre.
La Champagne
Pour le Champagne, s’il est bien sec, à l’apéritif ; s’il est demi-sec ou doux, au cours d’un repas ou en dessert (fruits et pâtisseries). Les inconditionnels peuvent faire tout un repas au Champagne, délaissant néanmoins les viandes rouges ou le gibier. Un vin idéal avec des crustacés, ou, s’il est plus charpenté (une cuvée de Prestige), sur un poisson en sauce ou un feuilleté de turbot. Le Champagne rosé s’apprécie sur une viande blanche ou sur un gâteau au chocolat (pas trop sucré).
Le Languedoc - Corbières, Côtes-du-Roussillon, Fitou, Coteaux-du-Languedoc et Minervois. En rouge, le vin est marqué par des connotations fruitées et épicées caractéristiques qui lui permettent de tenir sur le gibier, les saucisses, le lièvre, avec un brie, sur les cassoulets du pays voire sur les pâtés à base de viande de mouton, qui sont légèrement sucrés. Le rosé se déguste sur les terrines ou un poulet basquaise, et les blancs avec les poissons, des volailles rôties ou sur un lapin à la moutarde.
La Provence - Bandol et Cassis. Des vins rouges riches en arômes et en saveurs, avec cette touche vanillée, qui se marient avec des plats épicés. Pour des millésimes plus anciens, sur un lièvre à la royale, une poularde en croûte de sel ou un reblochon. Le rosé tient sur une ratatouille, une saucisse grillée ou des brochettes de rognons, et le blanc sur une escalope ou un sandre au beurre blanc. - Coteaux-des-Baux et Coteaux-d’Aix. Des rouges colorés, parfumés, aux notes de fruits rouges mûrs et d’humus, au caractère affirmé, qui se goûtent fort bien sur un foie, une selle d’agneau aux herbes ou un gigot. Goûtez le rosé, bien frais, sur des paupiettes de veau ou un veau Orloff. - Côtes-de-Provence (et Corse). Des rouges alliant couleur, parfums et souplesse en bouche, qui se marient avec une bonne potée, un rôti de porc froid ou un carré d’agneau. Pour les blancs, fruits de mer et bouillabaisse, tandis que le rosé se déguste avec une morue grillée ou des calmars.
Le Sud-Ouest - Bergerac et Monbazillac. En Bergerac et Côtes-de-Bergerac, les rouges, parfumés et souples, sont adaptés à des viandes grillées, une côte de veau, un cassoulet ou une daube. Le blanc sec s’associe avec des écrevisses, des sardines grillées. Les moelleux, très fruités, aux connotations de miel, se goûtent à l’apéritif, en dessert sur une île flottante ou un flan, sur un bleu et le foie gras. - Cahors. Un vin riche en couleur comme en charpente qu’il faut apprécier avec des tripes, du gibier (chevreuil), un caneton aux figues, une oie rôtie aux marrons et aux pommes. - Gaillac. Le rouge s’adapte à la plupart des viandes et des plats légèrement épicés. Le blanc est vif et rond à la fois, à déboucher sur les poissons de rivière. - Jurançon. En blanc sec, un vin au nez de fruits secs, racé, tout en bouche, avec les poissons de rivière, et, en moelleux, un vin bouqueté, onctueux et typé, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux des autres liquoreux. - Madiran. Complexe et concentré, très parfumé, aux tanins fermes et puissants, très typé, un vin qu’il faut savoir attendre, à boire avec une viande en sauce, le gibier à poil ou un cassoulet.
Le Val de Loire - Chinon. S’il est jeune, avec une volaille ; s’il est parvenu à maturité, il convient aux viandes rouges, à un canard ou à un gibier cuisiné légèrement. - Coteaux-du-Layon. Des moelleux à déguster à l’apéritif, sur les charcuteries, avec un foie gras ou des fromages bleus. Goûtez-les sur un saucisson brioché ou un homard. - Sancerre et Pouilly-Fumé. Sec, nerveux et fruité, le blanc se goûte avec les fruits de mer, les rillettes, l’andouillette au vin et les poissons. Le rosé s’adapte à toutes les charcuteries, et le rouge à un canard ou à une dinde aux marrons. - Saumur. Un blanc sec et floral, idéal sur une côte de veau ou des rillons, et des rouges que la plupart des dégustateurs apprécient avec du mouton, un magret, voire un faisan pour un millésime plus ancien. Goûtez aussi les Crémants, très fins. - Touraine. Des vins frais et fruités, qui se boivent avec des rillons quand ils sont jeunes (pour les rosés et rouges), puis sur une volaille, des pigeonneaux, du veau grillé. Le blanc se marie avec les mêmes plats que les vins de Saumur. - Vouvray. Des blancs secs pour les fruits de mer et les poissons, et des moelleux bien typés, frais et fruités à l’apéritif ou avec les charcuteries du pays. N’oubliez pas les Crémants.
La Vallée du Rhône - Châteauneuf-du-Pape. Des rouges riches et charpentés, très parfumés, qui sentent la garrigue et les fruits surmûris, et s’apprécient sur le gibier (sanglier, chevreuil, lièvre) ou avec les truffes. Les blancs sur une cuisine riche. - Cornas et Côte-Rôtie. De grands vins rouges intenses et complexes, concentrés au nez comme en bouche, d’excellente garde, qu’il faut savoir attendre et déguster sur des plats épicés. - Côtes-du-Rhône et CDR-Villages. Dans leur jeunesse, les rouges vont parfaitement avec les viandes blanches ou les volailles (pigeonneaux). Plus vieux, ils méritent un chou farci, une daube et du gibier (perdrix). Les rosés “collent” aux terrines et aux poissons grillés, et les blancs à une escalope panée ou à un sandre au beurre blanc. - Gigondas. Le vin est puissant au nez comme en bouche, ferme, d’excellente garde et se marie aussi bien avec un gigot à la ficelle ou une selle d’agneau qu’avec des mets plus riches comme une daube ou le gibier. - Hermitage et Saint-Joseph. Idéal sur une viande rouge ou de l’agneau quand ils sont jeunes, puis, à maturité, avec un lièvre à la royale ou un salmis de colvert. Les blancs, suaves et onctueux, sur une blanquette ou un saumon grillé.
mardi 21 août 2007
Par Patrick DUSSERT le mardi 21 août 2007, 20:16

Ce que vous devez absolument retenir cette année
Alsace
Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins parfois trop souples, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”. Les millésimes 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2004, 2001, 2000, 97 ou 89).
Beaujolais
La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation. Pour s’en apercevoir, il suffit d’objectivité, d’un minimum de connaissance du terrain, de modestie et de partager l’amour du vin comme le font les producteurs du Guide. Le 2006 est réussi mais délicat à maîtriser, le 2005 est très typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant. En Jura et Savoie, de nombreux coups de cœur, avec une gamme qui va de la plus grande fraîcheur à la plus grande complexité.
Bordeaux
Attention aux prix des grands crus 2005, il faut savoir choisir et ne pas se faire avoir.
- Dans le Médoc, la priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains grands crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour le 2005. Misez sur les 2004 et 2002, voire 2001, très classiques, encore trop jeunes à boire, et faites-vous plaisir avec les 99, 97, 96 ou 90.
- Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002 peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000, superbe.
- À Saint-Émilion, si certains se flattent ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix. On partage avec les propriétaires retenus dans le Guide le plaisir du vin, la modestie face à la force de la Nature, et cette convivialité propre à la région. Beaux millésimes 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2003 et 2000. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Comme dans l’ensemble du bordelais, débouchez les millésimes 2000 à 90 en ce moment.
- Du plus grand vin au plus abordable, on savoure, du nord au sud de cette “entité” des Graves, une variété importante de styles de vins. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2005 à 2001, confirment mon Classement des valeurs sûres, celles où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, comme à une concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité. Les blancs 2004, 2001, 2000, 98 ou 97 sont excellents.
- Il y a de tout dans ces appellations de Côtes, de grands vins racés et typés comme nous les aimons et d’autres cuvées qui font la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en avant. Il s’agit donc de savoir miser sur les hommes et les femmes qui le méritent, assumant la grande tradition bordelaise depuis des années. Misez sur les millésimes 2005 à 2000, avec l’opportunité du 2004.
- Mon soutien à l’appellation des Bordeaux Supérieur ne date pas d’hier. Mes dégustations des millésimes 2005 à 2000 confirment l’exceptionnel plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 98 ou 96, excellents actuellement.
- A Sauternes, l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa prolifération. Terroir oblige, les crus développent leur propre spécificité, certains très liquoreux, d’autres tout en finesse, et les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts et la patience des propriétaires. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 2001, 99 ou 98 sont de toute beauté. Le 2003 est réussi, certainement moins typé, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 96, 95 ou 89, où l’on atteint le grand art.
Bourgogne
Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. Élever un grand vin, en effet, c’est être aussi capable de le partager avec passion et humilité, et cela ne s’apprend pas. Voici donc ces vignerons talentueux et passionnés que je soutiens, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent largement justifiés, d’autant que les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 99 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, en blanc comme en rouge, qui côtoie donc un 2003 atypique. Le grand 2005 suit le 2004, dans les 2 couleurs, et demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 99, 95 ou 89, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 99, 97, 89 ou 85. Attention, les prix remontent, et certains en profitent trop, ce quyi explique ma sévérité cette année.
Champagne
On est vraiment au sommet dans la région. Mon Classement est encore remanié cette année, avec des producteurs qui montent en grade… Cette hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative. Un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, les assemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence. Certains “vieux” millésimes sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables cuvées à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le sucès de la région.
Languedoc
Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines “renommées” bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des baudruches. Les millésimes 2004 et 2003 sont réussis, les 2002 et 2000 savoureux.
Provence
Il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des prix de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de bas de gamme que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Eux élèvent des vins formidables dans toutes les appellations, en rouge, en blanc et en rosé. Idem pour la Corse. L’influence des millésimes est beaucoup moins marquée ici, et l’on peut estimer une très bonne série 2004, 2003, 2002 (un ton en-dessous) et 2001. Les blancs sont souvent remarquables, et les rosés reviennent à la tête de ce type de vin (2005 superbe).
Sud-Ouest
S’il s’agit de faire attention aux “microcuvées” qui apparaissent, pas typées et à des prix incautionnables, les meilleurs vignerons s’attachent ici à élever des vins racés comme nous les aimons. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 99, 95 ou 86) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Les millésimes 2004, 2003 et 2001 sont des réussites. Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en blancs secs et en liquoreux (millésimes 2004, 2000, 95 ou 90).
Val de Loire
De la Touraine au Pays Nivernais, du Pays Nantais à l’Anjou-Saumur, la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable et tout concourt au plaisir du vin. Les hommes élèvent des vins à leur image. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur. Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 98 ou 95). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003 et 2001 sont savoureux. Beaux liquoreux en 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005 très typé, très prometteur.
Vallée du Rhône
De Vienne en Avignon, les vins rouges et les blancs, du plus prestigieux au plus méconnu, sont denses, racés et chaleureux, et, pour la plupart, bénéficient d’un très beau rapport qualité-prix-typicité. Viennent alors se rejoindre la convivialité, le terroir, et la main de l’homme, qui font toujours la différence. Le millésime 2003 est parfois très mûr, le 2002 a été très difficile à maîtriser, et le 2004 très classique, très réussi. Il faut aussi prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 98, 95, 90 ou 85, voir la Vintage Code ©, page 37.
© Voir le GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS DE FRANCE 2008 (Editions Albin Michel).
Voir aussi : www.patrick.dussert-gerber.com Et : www.guidedesvins.com
lundi 28 mai 2007
Par Patrick DUSSERT le lundi 28 mai 2007, 10:02
LES GRANDS VINS SONT UNIQUES
((http://www.millesimes.fr/photos/47-2.jpg
|http://www.millesimes.fr/photos/47-2.jpg )) i la force des terroirs est
omniprésente ici, on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom,
ceux qui pratiquent l’amour du vin associé à une convivialité exemplaire. Car
ici, le vin est avant tout un art de vivre, même si on sait aussi très bien le
vendre. Il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus
grands vins rouges du monde, ou blancs bien sûr, tant cette catégorie ne
supporte pas de comparaison, d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour
leur rapport qualité-prix-typicité, et enfin un véritable vivier de crus qui
méritent une commande, que l’on retrouve notamment dans notre catégorie des
Deuxièmes Grands Vins Classés, dans l’ensemble des appellations. Bien sûr, la
complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron
peut posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques
ares...) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un
paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des
microclimats, est incontournable. Les Classements permettent donc de faire le
bon choix.
Voir la sélection : http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=BOURGOGNE&rech2=COTE-DE-BEAUNES&rech4=Y
samedi 5 mai 2007
Par Patrick DUSSERT le samedi 5 mai 2007, 17:55

Dans ce Val de Loire, la force des sols est exacerbée par la volonté des hommes d’élever des vins racés, d’un remarquable rapport qualité-prix. En Sancerre comme en Saumur-Champigny, en Pouilly-Fumé ou en Muscadet, à Vouvray comme à Chinon, en Anjou ou en Touraine, on ne peut qu’apprécier ces vignerons simples et fiers, qui s’attachent à élever quelques-uns des plus grands vins blancs secs et liquoreux, des Crémants remarquables et des rouges typés, comme on les aime. De quoi se faire plaisir.

Voir les meilleurs de l'année : http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=VAL-DE-LOIRE&rech4=Y
mercredi 18 avril 2007
Par Patrick DUSSERT le mercredi 18 avril 2007, 17:51

Après un tour de 6 mois dans la plupart de nos vignobles, des centaines de dégustations, des rencontres, des interviews... voici ce que l’on doit retenir cette année.
Accès direct aux meilleurs producteurs, région par région : http://www.millesimes.fr/
Accès direct aux Classements 2007 : http://www.guidedesvins.com/
Voir aussi le blog personnel de PDG : http://patrick.dussert-gerber.com/

ALSACE : les vins ont-ils évolué ?
L’Alsace est une région toujours aussi forte qui ne rencontre pas de difficulté particulière. Il faut quand même dire que, depuis quelques années, on dégustait des vins plus douceatres avec beaucoup moins d’acidité. Deux paramètres pour l’expliquer : soit c’est l’évolution climatique qui donne des vins plus doux et moins acides et là c’est logique dans des millésimes comme 2003 ou 2005, soit c’est une volonté délibérée ou une mode. Si c’est le cas, attention au risque de dépersonnaliser ces crus. Un Riesling ne doit pas être suave mais, au contraire, bien sec, et l’acidité est nécessaire pour l’équilibre et la typicité de ces vins. J’affectionne particulièrement l’Alsace (quelques origines d’Andlau), la bonne humeur des vignerons, le plaisir de pousser la porte d’un winstub, bref, celui de partager l’amour du vin. Je connais parfaitement le vignoble et il y a un bon nombre de producteurs que j’estime et soutiens depuis mon premier Guide, ce qui ne nous rajeunit pas (Gresser, Schléret, Hauller, Berger, Klein, Jung, Schaeffer-Woerly, Haegi, Rolli, Dussourt, Reinhart, Materne Haegelin...) et d’autres, découverts il y a une dizaine d’années comme Odile Weber, Ruhlmann, Beck, Engel, l’exemplaire Cave de Hunawihr... Et puis, comment résister à ces gouffres d’arômes que sont les Sélections de Grains Nobles et les Vendanges Tardives (issues particulièrement des Gewurztraminer Pinot Gris).
BEAUJOLAIS : les vins sont-ils reconnus comme ils le méritent ?
Paradoxalement, alors qu’un bon nombre critiquent cette région, c’est aussi celle qui fait beaucoup d’envieux avec cette extraordinaire réussite du Primeur, du vin nouveau, que, ni la Touraine, ni Gaillac ou les Côtes-du-Rhône n’ont pu contrarier. En Beaujolais, on parlait de crise mais ceux avec lesquels nous travaillons dans Millésimes ou qui nous envoient des échantillons pour le Guide s’en sortent bien, leurs prix sont très abordables, n’augmentent pas et cela prouve qu’ils conservent leur clientèle. C’est ce qui compte par dessus tout. Il me semble qu’enfin, en France, on a compris aussi que les Beaujolais pouvaient être des vins très charmeurs, très agréables mais aussi très typés et divers, des vins qui méritent d’être pris au sérieux, et pas uniquement des Primeurs à boire frais et jeunes. Là encore, il y a des incontournables : Franck et Georges Dubœuf, jalousés mais exemplaires, et un bon nombre de fidèles dont les vins, dans des appellations de Crus comme Juliénas, Moulin-à-Vent, Morgon ou Brouilly créeraient bien des surprises dans des dégustations “à l’aveugle”. On peut citer facilement Chavagnat, Mortet, Siffert, Miolane, Brisson, Chignard, Champagnon, Boisfranc, Lacarelle, Baronnat, Combe aux Loups, Clos du Fief, Pérelles, Py de Bulliat...
VAL DE LOIRE : la pérennité, sans péripéties.
Le vignoble de la Loire est très disparate car il est très étendu. Je connais bien, j’ai débuté ici.Pour les vins blancs, on retrouve les incidences de ces étés très caniculaires qui assouplissent les vins. Cela se ressent beaucoup moins à Sancerre, à Pouilly ou en Anjou, car le Sauvignon notamment sait conserver cettre fraîcheur qui fait sa spécificité. Un plaisir de dégustation que l’on ne retrouve jamais dans les vins étrangers souvent trop ronds et pas du tout rafraîchissants. Il y a bien sûr des différences qualitatives entre les différents vignobles. A Pouilly ou à Sancerre, ce sont des vignobles très intéressants mais qui doivent faire attention à ne pas galvauder leur notoriété, en produisant trop. Certains vins sont parfois surcôtés et il ne faudrait pas que la clientèle se demande, à un certain moment, si elle ne paye pas trop cher des vins qui ne le méritent pas. Je recherche toujours des bons rapports qualité-prix et vous trouverez les meilleures adresses dans les lignes qui suivent. Pour vous mettre en bouche, dans le Pays Nivernais, par exemple, on ne se trompe pas en poussant la porte de Thierry Redde, d’Henry Natter, des Pabiot, d’Alphonse Mellot, de Nicolas Brock, de Balland, Chevreau ou Pascal Gitton.
Toujours en blancs secs, quelques producteurs de Muscadet sortent toujours du lot, se refusant à trop arrondir leurs vins, respectant ainsi leur particularité (Dabin, Chéreau, Morilleau...), et un bon nombre d’autres élèvent de grands vins de Chenin ou de Sauvignon, aux environs de Tours, de Saumur et d’Angers (Brézé, Louet-Arcourt, Éternes, Chaise...). Ne pas oublier les Crémants et Saumur ou Vouvray, dont la locomotive incontournable est Patrice Monmousseau (Bouvet), suivi de quelques autres (Beauregard, Valmer...).
Dans le reste des appellations, par exemple, en Saumur-Champigny, Chinon... les vins restent à des prix très accessibles, ce sont des vins servis dans les restaurants grâce à leurs prix très attirants, leur qualité est certaine, les vignerons ont toujours fait des efforts, et ne sont pas rentrés dans l’engrenage de la surmaturation ou d’une surconcentration en barriques, restant fidèles à la typicité de leurs sols où se plaît parfaitement le Cabernet franc, et je les soutiens. Il suffit de citer Filliatreau, Pisani-Ferry, Buisse, Couly, Raffault, Jamet, Chaintres, Guilloterie... pour avoir des vins remarquables. Idem en Touraine (Marionnet, Mandard...), ou en Anjou-Saumur (Aupy, Paleine...).
L’autre grande force de la Loire (côté ouest), ce sont des moelleux et liquoreux de haute volée, qui, comme ceux d’Alsace, dament le pion aux “historiques” liquoreux bordelais qui ont eu tendance à s’endormir sur leurs lauriers. Vouvray, Quarts-de-Chaume, Bonnezeaux, Coteaux-du-Layon, autant de viviers pour exciter ses papilles avec des vins chaleureux, d’une très grande expression aromatique, de lente évolution, à des prix partticulièrement sages chez Chéné, au Clos de l’Epinay, à La Varière, L’Été, Aubert, Fardeau, Godineau...
BOURGOGNE : inattaquable pour ses vins blancs, mais on entend (et on lit) beaucoup moins d’amabilités sur les rouges. Qu’en-est-il ?
La Bourgogne est un cas à part car c’est un “petit” vignoble en France. Certes, la Bourgogne du sud dans le Mâconnais est une région assez grande mais quand on parle de la Bourgogne on fait plutôt référence à la Côte de Nuits et à la Côte de Beaune. Si l’on s’en tient donc à ces deux entités, je trouve que depuis 7 ou 8 ans les vins sont exceptionnels, que ce soit en blanc comme en rouge. On déguste des vins qui conservent cette puissance de rondeur, de souplesse et de suavité mais aussi cet équilibre avec l’acidité qui en fait des vins de longue garde.
Globalement les Bourguignons n’ont pas changé leur façon de faire le vin. Ils ont, bien sûr, évolué et se servent des techniques modernes, et c’est bien normal, mais les grands vins de Bourgogne sont quand même les mêmes que ceux que l’on goûtait il y a quelques années. Ils ont eu raison de ne pas se laisser tenter par les “sirènes” ou “confrères” qui leur demandaient de faire des vins avec plus de couleur, toujours plus concentrés... et on se rend compte que les clients acquiescent cette politique car les vins sont pré-vendus.
En blanc, c’est sûr, il n’y a aucune concurrence. Si besoin est, débouchez les flacons d’Ampeau, Antonin Guyon, Clos des Perrières, Prieur-Brunet, Carillon, Doudet-Naudin, Jaffelin, Darviot, Marey, Blondeau-Danne, Dubreuil-Fontaine, la majorité (vous lisez bien) à des prix particulièrement justifiés ou abordables. Idem à Chablis, avec des Grands et Premiers Crus très racés que l’on savoure chez Tremblay, Robin, Moreau, Geoffroy ou Laroche, toujours incontournables. Plus au sud, il y a la famille Vincent, à Fuissé ou Protheau à Mercurey, qui valent le détour. Beaucoup d’autres suivent, et sont retenus régulièrement dans mon Guide et Millésimes.
En rouge, certains pensent, en effet (et proclament, mais il faut pardonner l’ignorance), que les vins de Bourgogne ne font pas partie des plus grands vins du monde, ne parlant que de Bordeaux. Je suis intimement convaincu du contraire, quand on goûte des vins assez vieux (1976, 1989, 1996, 1997...) mais aussi les derniers millésimes, les vins sont très équilibrés, toujours assez légers en couleur mais c’est normal avec le Pinot noir. On ne plante pas du Grenache ou de la Syrah ici, et la couleur n’a rien à voir avec la qualité du vin, et encore moins avec son potentiel d’évolution. Franchement, n’y-a-t-il pas de quoi être heureux, dans toute la gamme, à tous les prix, avec les vins de Lamarche, Thomas-Moillard, Trapet, Rebourseau, d’Angerville, Clos des Lambrays, Esmonin, Monts-Luisants, Leclerc, Audoin, Prunier, Patriarche, Gerbet, Joliot... On se rend compte également que ceux qui commencent à boiser trop leur vin ne font que le dessécher, mais les cas sont minimes et proviennent surtout de quelques négociants beaunois, attirés par de bonnes notes de critiques, pour pouvoir exporter, comme les mouches par le miel.
VALLÉE DU RHÔNE : les vins sont bons et charnus.
C’est un grand vignoble, très étendu, et les vins sont très disparates. En crus comme à Châteauneuf-du-Pape par exemple, tout va bien, les vins sont cohérents quant au rapport qualité-prix qui est en accord avec la typicité et le potentiel d’évolution. Montredon, Quiot, Fortia, Mathieu... font des vins chaleureux, et, somme toute, très abordables quand on parvient à un tel niveau de qualité. Même si j’ai goûté ici de très bons vins depuis le premier Guide, les efforts se sont poursuivis également dans les appellations alentour, comme Gigondas, par exemple, où l’on se fait plaisir avec des vins à 10, 15 €, à Rasteau et à Visan, on trouve des vins formidables à des prix moindres. Vous remarquerez que ces appellations ont souvent pour fer de lance leur caves, ce qui en fait un bel exemple de solidarité qualitative et d’une motivation de toute la production.
Le Nord, avec Condrieu, Cornas, Saint-Joseph ou Côte-Rôtie, est également un vivier de beaux vins, bien que certains se soient orientés vers quelques cuvées trop puissantes ou trop marquées par le bois neuf, course à l’export oblige, encore hélas.
__PROVENCE : vers une remontée forte du rosé ? __ Ici, les vignerons ont la chance d’avoir un climat exceptionnel grâce au mistral. Ce qui a le plus évolué, c’est que l’on assiste à une belle remontée de la qualité du rosé. De gros efforts qualitatifs ont été fournis, et les rosés de Provence des propriétaires que nous connaissons (je ne parle pas de la “grande cavalerie”, toujours existante) sont redevenus des vins tout à fait intéressants avec une typicité en fonction de leurs cépages, de leurs appellations, et il y a une belle reprise de confiance des amateurs. Et là, en plus, il n’y a aucune concurrence au niveau mondial, car il n’y a rien de similaire ailleurs. L’appellation des Coteaux d’Aix en Provence va dans ce sens et l’on ne peut que l’encourager.
C’est donc un bon créneau, s’il tire vers le haut, mais qui ne doit surtout pas masquer pour autant les vins exceptionnels que l’on trouve (plus rarement) en rouge et en blanc. Passez à Bormes-les-Mimosas (Malherbe), à Taradeau (Rasque), à Bandol évidemment (Bronzo, Bunan, Olivette, Lafran-Veyrolles, Suffrene...), revenez en Côtes-de-Provence (Brégançon, Élie Sumeire, Jas d’Esclans, Sauveuse...) et vous aurez de quoi faire avec des vins complexes et charnus en rouges, suaves et vifs en blancs, qui demandent tous une cuisine raffinée et riche. Tous les vins de mes Classements sont à un beau niveau.
LANGUEDOC : est-ce toujours l’avenir ?
En Languedoc, on se cherche, et depuis bien longtemps. Faut-il faire du vin de table, du vin de qualité, planter, arracher, créer des micro vins, faire des vins de cépages, vendre de la marque Merlot ou Chardonnay (qui n’a pas grand chose à faire dans le coin) selon la cible potentielle, faire des produits pour les jeunes, pour les femmes, pour le 3e âge... La politique, les pouvoirs publics se mêlent et s’emmêlent depuis quarante ans, sans trouver de solution.
Ici, il y a également une crise sociale injustifiée à résoudre (comme à Bordeaux, on le verra plus loin) et il n’est pas excusable que le travail de centaines de producteurs ne soit pas rémunéré décemment. Ce n’est pas normal, et encore moins de dire que c’est de la faute des vins du “nouveau monde”.
Je ne soutiens pas non plus les regroupements massifs tentés ici ou là, à Bordeaux comme à Narbonne, qui vont sûrement profiter aux “gros” distributeurs, même si, et j’en suis conscient, on a également besoin des meilleurs d’entre eux pour écouler la production. Mais on peut vendre sans perdre son identité d’appellations ou de territoires. La nouvelle mention “Sud de France”, par exemple, si elle apporte peut-être un éclaircissement sur l’ensemble de la région, va à l’encontre de ce que je crois : développer les niches plutôt que d’amalgamer les appellations, en perdant ainsi le peu de lisibillité que l’on a, en gommant encore plus l’identité...
Le Languedoc, ce Sud de la France, ce n’est quand même pas une marque de négociant !
Sur un autre plan, je ne suis pas certain que l’on ait découvert l’eldorado, même si l’arrivée massive d’investisseurs et de bordelais a permis d’acheter des terres à bon prix et d’avoir quelques coupures de presse. De nombreuses cuvées spéciales sont trop “spéciales” justement, et cela engendre une dénaturation des vins, on goûte beaucoup de vins assez écoeurants, surboisés avec des micro-cuvées trop chères. Ce problème s’étend aux vins de cépages. Ne fait pas Daumas-Gassac qui veut.
Il n’y a donc pas de mystères dans la région, et les territoires sont connus. Les meilleurs producteurs élèvent des vins racés et typés, qui ont su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix. Vous les trouverez en Corbières (Grand-Caumont, Vaugelas, Simone Martinolle, Étang des Colombes...), en Minervois (Fabas, Blomac, Villerambert-Moureau, Barroubio...), en Coteaux du Languedoc (Cave de Roquebrun, Mire-l’Étang, Saint-Martin des Champs...) et en (rares) vins de pays.
SUD-OUEST : calme plat
J’aime bien ces vins.Ils sont bons, abordables (pas tous, il y a des cuvées à prix vraiment déments, je les oublie dans mes écrits). Par contre, on sent une sorte d’inertie parmi les viticulteurs ou la profession, on ne sait pas si c’est passager mais on n’entend pas beaucoup parler de Fronton, de Cahors, de Bergerac, de Gaillac, de Jurançon ou de Madiran, qui manquent de visibilité. On voit de temps en temps de grandes affiches dans les rues des vins de Bergerac, un dossier de presse sur Gaillac, un autre sur le Cahors “primeur”...
Là encore, on s’est “regroupé”, soi-disant pour avoir les moyens de sa promotion. ?On attend de voir, et chaque syndicat fait ce qu’il veut. Ce qui compte, c’est de frapper à la bonne porte, ceux que nous soutenons depuis longtemps sont toujours à la tête de leur appellation, ont confiance dans leur gamme, et nos Classements sont assez parlants.
CHAMPAGNE : tout va très bien !
C’est la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la qualité et leur image. Il existe une vraie entente cohérente entre grande maisons et viticulteurs, même s’il y a des jalousies, ils savent se respecter, négocient, régulent le marché...
Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme d’image avec le Champagne.
Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un paramètre important.
Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de table. Nous, cela fait des années, que nous le savions, nous avons suivi et soutenu l’évolution des vignerons champenois bien avant que leurs ventes ne se soient autant développées. Je me souviens que, beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier.
Tout a changé ici.
En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles (Roederer, Pol Roger, Taittinger, Gosset, Thiénot...), d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes (Philipponnat, Piper et Charles Heidsieck, Krug, Ruinart, Laurent-Perrier...), des coopératives de premier plan (Devaux, Vincent d’Astrée, Collin, De Castelnau...) et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété (De Sousa, Peters, Ellner, De Telmont, Mignon, Bara, Geoffroy... et beaucoup d’autres).
BORDEAUX : la crise, les classements et la frime...
À Bordeaux, il faut faire des distinctions.
Il y a d’abord une dizaine de vins mythiques d’un niveau qualitatif exceptionnel mais très chers. Il est difficile d’en parler comme d’autres vins, car on entre dans le monde du luxe où l’image et la rareté comptent beaucoup.
Il y a ensuite la masse des grands crus classés, dont certains, beaucoup moins prestigieux, plus à la mode (pas mal de vins surbarriqués sont dans le lot), ont atteint des prix incautionnables, car, pour ceux-là, il est toujours question de rapport qualité-prix, ne leur en déplaise. Force est de constater que l’on retrouve ces bouteilles de moins en moins dans la restauration française et dans nos caves, leur prix devenant un frein réel. Ces vins-là, à forte valeur ajoutée, sont vendus majoritairement à l’export, délaissant, à tort, le marché français. Je me demande quelle serait la réaction du Japonais qui a sa cave remplie de ces vins-là, et ne les verrait pas en France.Il pourrait se demander s’il ne s’est pas fait avoir ?
Heureusement, il y a les très grands vins, très classiques, où l’élégance prédomine (Léoville-Barton, Montrose, Calon-Ségur, Lynch-Bages, Brane-Cantenac, Rauzan-Segla, Rauzan-Gassies, Desmirail...).
Dans le Libournais, on est toujours dans l’expectative. D’un côté les vrais grands vins marqués par des territoires que personne ne peut nier, de Petrus à de nombreux autres crus d’une typicité exceptionnelle, dans une gamme large, où l’élégance s’allie à la structure, selon les sols et rien d’autre, sans artifices (Magdelaine, Bélair, Certan de May, Lamarzelle, Beauregard, La Croix, Laroque, Guadet, Balestard...).
En face, il y a des vins bien différents (particulièrement à Saint-Émilion ou en Côtes-de-Castillon), beaucoup trop boisés, trop concentrés, desséchés, qui n’ont aucun intérêt mais nous ne parlerons pas d’eux, tant ils sont encensés de facon indécente par des “gourous” français ou étrangers.
À quoi bon créer des vins écœurants comme de l’encre, faire des “produits” à 15° quand la région bordelaise a, depuis toujours, su faire primer la distinction.
J’ai débuté avec des “pointures” mondiales comme Jacques de Loustaunau, Émile Peynaud, Ribéreau-Gayon, ils s’attachaient tous à défendre cet atout essentiel de Bordeaux : élever de grands vins capables d’associer la puissance et l’élégance, et la durée dans le temps. Jean-Claude Berrouet (œnologue de Petrus, entre autres) est dans la lignée.Il signe quelques-uns des plus grands vins du monde et sait que la (grande) qualité n’a rien à voir avec un élevage outrancier en bois neuf, ni à des artifices techniques.
Le marché intermédiaire (8 à 20 €) est un formidable vivier, qui fait la force de Bordeaux, dans toutes les appellations, aussi bien dans le Médoc, à Saint-Émilion, ses satellites, que dans les Graves ou les Côtes... On a plaisir à déguster des vins typés, très bien faits, qui bénéficient d’une belle série de millésimes grâce aux étés chauds, donnant des vins savoureux plus faciles à boire rapidement mais aussi d’un beau potentiel de garde.
Les 2004 et 2001 sont des millésimes que j’affectionne particulièrement, un peu à l’ombre des grands millésimes médiatiques et c’est dommage, car ils sont l’archétype classique du bordelais, où la finesse prédomine, des vins très prometteurs. Les viticulteurs font des efforts de qualité, sont efficaces, travaillent bien dans leur chai mais aussi à la promotion de leurs vins, car il ne s’agit pas de ne faire que bon, il faut le faire savoir.
La majorité élève ces vins dans la grande tradition bordelaise.
Il y a également une région où les vins sont exceptionnels, Pessac-Léognan, avec des crus envoûtants, en blanc comme en rouge. À Pomerol, les vins sont restés très typés, cela correspond aussi à la mentalité des propriétaires qui respectent leur terroir et ne se complaisent pas dans l’esbroufe. Saint-Émilion est une appellation qui fait encore parler d’elle avec un classement qui fait sourire (pour ne pas dire plus), tant des déclassements restent incompréhensibles, c’est navrant.
Cela amène le consommateur à penser qu’à Bordeaux on parle trop de classements, de jalousie, de prix, de frime et pas assez de qualité intrinsèque du vin et cela porte tort à toute la région, même aux Bordeaux les plus modestes.
Ajoutez à cela une vraie crise sociale snobée par quelques propriétaires et négociants qui préfèrent aller chercher ailleurs ce qu’ils devraient promouvoir venant de leur région.
En fin de compte, on se moque de savoir si un cru est classé ou non, que les Côtes soient réunies ou pas, ce qui importe, c’est ce qu’il y a dans la bouteille et le rapport qualité-prix-plaisir ! Ce qui compte, c’est de prendre du plaisir.
mardi 20 mars 2007
Par Patrick DUSSERT le mardi 20 mars 2007, 17:08
Au sommet. Ce vigneron chaleureux et sa fille, Estelle, peuvent être fiers
de leur Meursault Les Clouds 2004, vignes de 30 ans en moyenne, sur sol
argilo-calcaire, élevage en fûts pendant 1 an dont 15% de neufs, de jolie robe,
ample et fleuri, aux notes de fruits frais et de miel, tout en harmonie, à
savourer sur une cuisine riche. 
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